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Analyse

Le « modèle social français » devenu machine infernale (1949 – 2008)

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Le 26/01/10 - Lu 3083 fois | 65 commentaires
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Crédit : Roland - Source de la performance économique, la population s’est accrue d’un peu plus de moitié entre 1949 et 2008 (42 millions devenus 64 millions, en dépit d’un taux de croissance en baisse). Crédit : Roland - La baisse de la part de la population employée (47,2% en 1949 ; 39,9% en 2008) est une caractéristique majeure de l’économie française. Cette baisse est atténuée depuis 1974 par la vive croissance des emplois publics. Crédit : Roland - Par rapport à 1949, au moins 8,8% de la population (près de 6 millions en 2008) ne produit plus d’euros constitutifs du pouvoir d’achat de tous. Crédit : Roland - Le nombre d’heures de travail annuel par emploi en équivalent plein temps n’a cessé de baisser depuis 1949 (2 309 heures) jusqu’en 2002 (1 558 heures), soit une baisse de 32,5%. Crédit : Roland - Le taux de croissance du résultat global des activités économiques descend de 6% en 1949 à moins de 1% en 2008. La chute s’est produite surtout de 1971 à 1982. Elle s’est renforcée de 1990 à 1993. Crédit : Roland - La baisse de la croissance économique se produit en dépit de la croissance des déficits publics depuis 1974 qui sont une injection de pouvoir d’achat issu des générations futures. Crédit : Roland - La baisse de la croissance économique n’est pas entravée par la part vivement croissante des dépenses publiques dans le produit des activités économiques jusqu’en 1993. Crédit : Roland - L’accumulation des déficits publics depuis 1974 génère une dette publique tellement élevée que les intérêts à la charge de l’État, payés avec le produit des impôts, nécessitent en 2008 68 heures de travail de chacun des travailleurs (4,3% de son temps de travail) pour les fournir. Crédit : Roland - La croissance du revenu des ménages n’est pas amputée par le revenu acquis par les sociétés (leurs distributions de bénéfices déduites). Crédit : Roland - Après une baisse importante entre 1982 et 1992 jusqu’à moins de 1% du produit intérieur, l’épargne des ménages est revenue à un niveau plus habituel (ente 6% et 8%), et même un peu plus élevé qu’auparavant, jusqu’en 2002 (autour de 8%). Depuis 2003, son niveau (6%) revient un peu sous celui habituel. Crédit : Roland - Le revenu net par habitant des ménages, impôts déduits, a très peu progressé entre 1977 et 1997, puis entre 2001 et 2006. Crédit : Roland - Répartition faite de la charge d’impôt entre les catégories de revenus, la part dans le total des revenus de la rémunération nette du travail n’a cessé de baisser depuis 1949 (73,6%) jusqu’en 1989 (47,5%), en se stabilisant depuis à moins de 50%. En contrepartie, la part des revenus de transfert (prestations sociales et retraites) est passée de 19,4% en 1949 à 38,7% en 1989, relativement stabilisée depuis à plus de 40%. Crédit : Roland - Les euros constitutifs du pouvoir d’achat de tous sont produits seulement par les activités marchandes. Les revenus alloués aux agents des administrations publiques sont payés au moyen d’euros issus du produit des impôts. Au plan économique, ces revenus sont un transfert indirect de revenus. La baisse de la part du produit des activités économiques revenant aux travailleurs du secteur marchand (64,8% en 1949 devenus 31,7% en 1997), depuis stabilisé à près de 35%, a pour contrepartie la hausse de la part des revenus de transfert (28,1% en 1949 passés à 59,4% en 1993, depuis revenus autour de 56%). Crédit : Roland - Le coût du travail salarié (« rémunération des salariés») est constitué par les salaires bruts augmentés des charges sociales patronales. Il n’est pas constitutif de leur pouvoir d’achat du moment. Il subit une première amputation du fait des cotisations sociales menant au « salaire net ». Il subit une deuxième amputation du fait des impôts frappant les ménages. Seul ce salaire net d’impôts est la rémunération réelle du travailleur. Elle a peu progressé entre 1978 (9,09€ l’heure) et 1997 (9,92€ l’heure). Crédit : Roland - L’excédent de la balance commerciale avec l’étranger a disparu en 1974, laissant place à un déficit commercial persistant jusqu’en 1993. Le déficit est réapparu depuis 2004 en s’aggravant sévèrement. La charge des dépenses publiques pesant sur le coût des produits n’est probablement pas acceptée par leurs acheteurs étrangers. Crédit : Roland -
Utiliser les données chiffrées fournies par la comptabilité nationale publiée par l’INSEE, correction faite de leurs erreurs de double emploi, permet de jauger ce qui est dit être le « modèle social français ». Alors est évidente l’imposture de la promotion faite de ce « modèle » par l’appareil d’État.
L’examen des données chiffrées fournies par la comptabilité nationale conduit à constater que le « modèle social français » n’est pas financièrement soutenable, qu’il a échappé au contrôle des gouvernants, qu’il produit des résultats inverses de ceux visés, et qu’il mène inéluctablement à la ruine.
Son dévoiement et l’épuisement de toutes les réserves sont devenus tels que, sauf à infliger à la population des peines encore plus douloureuses que celles actuellement subies, l’issue de cette situation est imprévisible.

Les vues n°1 à n°15 du diaporama présentent ces données sous forme de graphiques commentés. Il en ressort que, en dépit d’une population plus nombreuse, quoique en moindre croissance,
- la proportion de la population occupant un emploi a dramatiquement baissé (47,2% en 1949, 39,9% en 2008), en dépit de la vive augmentation des emplois des administrations publiques depuis 1975.
- de surcroît, le nombre d’heures de travail par emploi et par an a baissé de près d’un tiers (1 570 heures en 2007 contre 2 301 heures en 1949).
- la croissance économique est en baisse continue, jusqu’à moins de 1% en 2008.
- la part des dépenses publiques dans le produit intérieur réel a presque doublé (76,3% en 2008 contre 40,8% en 1949) ; les déficits publics ne cessent d’augmenter (6,3% du produit intérieur réel en 2008).
- la part du produit intérieur revenant aux travailleurs produisant les euros constitutifs du pouvoir d’achat de tous est en baisse continue jusqu’à être réduite au tiers, au profit des revenus de transfert (directs et indirects) qui dépassent désormais la moitié du total des revenus.
- la rémunération des travailleurs par heure de travail, nette de tous les prélèvements, a presque stagné entre 1978 et 1997, sans rattrapage ultérieur (2,3€ l’heure en 1949, 9,1 € en 1978, 9,9 € en 1997, 12,4 € en 2007).
- les déficits commerciaux avec l’étranger plongent depuis 2004 ; ils sont une exportation des emplois (près de 5% du produit intérieur réel en 2008).
Roland Verhille, 01/2010 Éditions de la Leulène

Méthodologie


1°. La correction des erreurs de double emploi est présentée en vue n° 16. Ces erreurs ont été expliquées dans mon article publié par « Les Cercles » en date du 21/09/2009 (PIB: un objet comptable non identifié (suite) - Economie & Entreprise - Politique économique).

2°. Les données ici utilisées sont extraites de la comptabilité nationale présentée par l’INSEE en 2009. La monnaie courante de ces comptes est convertie en monnaie constante (euros 2008) au moyen des coefficients monétaires fournis par l’INSEE.

3°. L’extraction des biens et services du montant des impôts et subventions inclus dans leurs prix ne peut éviter une approximation, qui ne fausse cependant pas l’analyse effectuée.

4°. La répartition approximative entre chacune des catégories de revenus des ménages des impôts frappant les ménages (autres que ceux travestis dans le prix des biens et services) est opérée en estimant que seulement les deux tiers des revenus de transfert supportent l’impôt.

5°. La prise en compte d’une consommation de capital fixe pour la période de 1949 à 1978 pour laquelle l’INSEE ne fournit pas cette donnée a été faite en attribuant à chacune des années un montant situé sur la ligne de tendance du pourcentage de consommation de capital fixe par rapport à la formation de capital fixe de la période 1979 à 2008.
 
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pilferrand
pilferrand a commenté le 26 janvier 2010 :

Lu 46 fois mais non commenté. Ce doit être le manque d'habitude de voir les chiffres de la comptabilité nationale sous cet angle.

Les questions soulevées par votre analyse nous amènent inévitablement aux responsabilités non pour sanctionner mais pour apprendre à ne pas répéter sans cesse les mêmes erreurs. Nous devons comprendre pourquoi ces politiques sont vouées à l'échec.

Les gouvernants pensent avoir la capacité d'influencer l'économie dans un sens voulu particulier, alors que les résultats produits, comme vous le dites si bien, sont à l'inverse des attentes. Nous sommes dans un pur péché d'hybris dont nos hommes politiques se rendent coupables pour répondre aux attentes de leurs électeurs, eux-mêmes encouragés dans de fausses espérances.

Dans leur interventionnisme permanent, ils tentent de corriger les effets des politiques de leurs prédécesseurs au nom de la justice sociale, sans qu'un seul ne soit capable de définir ce qu'elle est, au lieu de s'attaquer aux causes profondes.

La confusion entretenue entre l’Etat et la société conduit la majorité des citoyens à remettre leur sort à des gouvernements qui ont eu la capacité de saboter la société dans sa dimension économique et juridique comme bon leur semblaient. Le formidable levier que constituait le recours à la dette publique va toucher son terme et nous plonge dans l’inquiétude. La timide tentative d’Eric Woerth de limiter le recours à l’endettement public en l’inscrivant dans la constitution de la république, montre le lien étroit qu’il y a entre la méthode de gouvernement et la constitution. C’est déjà un aveu de culpabilité. La démocratie ne se résume pas à l’organisation des élections.

Il faut limiter le champ d’action de la sphère publique à la préservation des conditions qui permettent à chacun d’utiliser ses capacités et ses atouts pour réaliser ses projets et ne rendent pas la vie sociale impossible.

Penser la démocratie, redéfinir le rôle et les limites des pouvoirs des institutions de la république sont des préalables indispensables au renouveau.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 27 janvier 2010 :

Ces données pour lesquelles il faut féliciter l'auteur démontrent s'il en est besoin que nous sommes dans une société où le pouvoir d'état est une imposture. La spoliation des revenus du travail très bien démontrée réduit à néant les tentatives de justification sociale de la redistribution.
Il s'agit bien d'une distribution électoraliste.
L'extraordinaire place de l'état et de ses administrations n'est que l'assise du pouvoir qui vise à empêcher le développement d'une société ouverte en particulier à l'entreprise et à l'initiative individuelle. Ce pouvoir est en totale connivence avec de grands monopsones industriels et commerciaux qui en tirent un intérêt évident de capture des marchés publics et d'éviction de la concurrence.
Tout ceci ne fonctionne plus très bien dans la mondialisation et la société de la connaissance qui est une société où le travail physique a été remplacé par le travail intellectuel où les "travailleurs" sont des employés de services, des techniciens et des ingénieurs, mais toujours des producteurs de valeur!
La démocratie est un leurre captée qu'elle est par une représentation de professionnels qui font de l'élection leur chasse gardée.
Dans ce contexte les "idéologies" politiques sont un maquillage léger de l'interventionnisme étatique et d'une forme de socialisme d'état. Un exemple simple: en France les lois votées par la gauche ne sont jamais annulées même quand manifestement elles sont contraires au programme des nouveaux élus ou bien même à l'intérêt du pays. Ainsi les 35 heures l'ISF ou bien la retraite à 60 ans sont toujours là. Bien évidemment pour justifier les heures supp du parlement on a mis en place un très lourd dispositif de "contournement" qui ne facilite pas la vie des gens et des entreprises mais jamais une loi n' a été annulée! Même quand la secrétaire du PS reconnait que la retraite à 60 ans est un leurre!
Ce "modèle" est déclinant car c'est un modèle c'est à dire une reproduction figée de ce que les communistes ont planifié au sortir de la WWII mais aussi parce que la marche en avant de l'histoire s'est accélérée dans l'autre sens, au grand dam des présidents français l'URSS n'est plus! La Chine est une vaste libre entreprise et l'Europe de l'est a vécu dans sa chair la forme cruelle de ce "modèle social". Voilà pourquoi la bataille politique est si âpre aux USA autour de l'Obama care et aussi du rôle de la FED et du déficit budgétaire. Voilà aussi pourquoi il y a divergence des routes franco-allemandes...
Notre pays peut changer. La contrainte sur la dette qui s'est accrue est une opportunité née de l'adversité, il faut la saisir.
Le temps d'une élection sans promesses approche.
La très faible croissance associée aux intérêts annuels très élevés de la dette va museler les politiques.
Pour autant ce n'est pas cetet classe politique d'hommes et de femmes qui n'ont à la bouche que le mot dépenses qui va pouvoir changer les choses. A la différence de l'Allemagne ou des Pays Bas nous n'avons pas de relève politique gestionnaire et pragmatique. Ce que nous appelons nos élites sont de brillants jeunes étudiants formatés à la dépense publique structurelle, qui n'ont pas lu Keynes mais les notes de leurs profs de Sciences Po ENA etc sur lui, qui n'ont pas lu Bastiat mais les trois lignes laconiques autorisées dans le formatage de ces écoles, qui n'ont pas lu l'école de Chicago M Friedman, Becker ou Vernon Smith etc. Ils n'ont en tête que le carriérisme ce qui est naturel au regard du privilège qui leur est réservé.
Une candidature Lagarde?
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 27 janvier 2010 :

"il a échappé au contrôle des gouvernants", certainement pas: la phrase correcte eu été les gouvernants s'en sont moqués comme de l'an 40 ou fait semblant de ne rien voir/savoir!
C'est la flatterie/flagornerie, démagogie qui est la cause de cette imposture et aussi une sorte de lâcheté du fait qu'en disant la vérité la quasi-totalité des hommes politiques qui l'auraient fait auraient été "lynché"
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ymahe
ymahe a commenté le 29 janvier 2010 :

Remarquable travail.

De mon côté, j'avais calculé que l'homme de 1950 passait 7% de sa durée de vie à travailler, alors que celui de 2009 n'en passe plus que 3%.

Tout se passe comme si l'on avait cru qu'il s'agissait d'une tendance devant perpétuellement se prolonger.

Ce ne serait pas une évolution complètement idiote si le Monde entier adoptait notre modèle. Oui, mais voilà, ce n'est pas le cas. Les réalistes le voient, les idéalistes ne le voient pas.

Où peut-on se procurer les ouvrages cités, indisponibles chez Amazon?
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ ymahe

Vous pouvez accéder aux textes cités (deux articles de moi-même) dans le panneau "A voir également sur le site" en cliquant sur leur titre.

Ces deux articles visaient à expliquer aux lecteurs la structure et les mécanismes de la comptabilité nationale, pour les préparer à en lire les analyses présentées par les économistes et autres auteurs.

J'ai publié en ouvrage écrit la démonstration complète des erreurs de double emploi du calcul du PIB (voir Bibliothèque nationale). Envoyer moi via la messagerie interne de "Le Cercle" vos coordonnées (votre adresse mail), et je vous en proposerai un exemplaire. C'est un exposé plutôt technique.
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catelin
catelin a commenté le 29 janvier 2010 :

Merci à Roland pour cet aperçu concis et précis. Nous avons tous lu ces chiffres, puis les avons oubliés ou négligés : ce rappel était nécessaire.
Ceci dit, il y a permanence d'un climat sociétal malsain dans ses rapports. Les importants travaux ou ouvrages consacrés à l'économie et à la société française n'ont pu modifier les canons de notre société : seule l'évolution consentie des échanges humains et économiques à obliger des mutations.
Mais les cadres généraux politiques et économiques demeurent des forteresses imprenables : corporatismes, numerus clausus générés par des rentes, politiques frileux de leur pouvoir provincial ou jacobin...Et "la France d'en bas" courbe l'échine pour assurer le quotidien.
Quand aux scénari d'une Europe larguée, ou d'un euro éclaté, je n'ose y penser. La France ne serait qu'un radeau à la dérive.
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ pifferand

Seulement lu est déjà un très grand encouragement à écrire pour les lecteurs du site. En France, c’est la culture du verbe, pas des chiffres. La plupart des gens, même ceux des plus hauts niveaux d’instruction, attrapent la migraine face à une série de nombres. Pourtant, l’humain a d’abord écrit les chiffres avant d’écrire un peu plus tard les mots. Au moins en France, la formation scolaire en primaire et secondaire est responsable de cette déficience.

Oui, le dysfonctionnement du « modèle » français est la conséquence directe du dysfonctionnement de notre démocratie qui marche sur la tête. Les citoyens ne peuvent plus la faire fonctionner, tellement ils sont devenus dépendants de l’État y ayant pris une telle place que, comme pour les banques, le sanctionner emporterait des conséquences inquiétantes. Et ils ne peuvent le faire, désinformés qu’ils sont par cet État ne cessant de rejeter ses échecs sur les autres ou d’agiter de leurres.

Oui, remettre en selle les Français est le préalable à un redressement sérieux.
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ THEGAP

Oui, la spoliation des travailleurs révèle déjà l’absurdité du système. Le travail présenté n’ a pas pu fournir le deuxième éclairage de cette absurdité, en présentant la vue exhaustive du creusement des inégalités qu’il provoque entre ceux qui profitent du système, et ceux qui en sont exclus.

Oui, notre démocratie est devenue un leurre, elle est accaparée par le pouvoir d’État s’étant assuré la connivence des grandes entreprises privées et des organisations professionnelles dites représentatives des travailleurs et des employeurs ainsi que la soumission des élus du peuple.

Oui, le « modèle social français » a été instauré à la libération, quand le général De Gaulle soucieux d’éviter la gestion du pays par les Américains, n’a eu d’autre possibilité que de s’appuyer sur les organisations émanant de la résistance. Et là, les communistes y ont eu une place dominante après la rupture du pacte germano-soviétique (en 1942 ?). Ils ont donc constitué une part importante du gouvernement de l’époque. Il convient d’ajouter à cela, pour comprendre la genèse de ce modèle, la prise ne mains par les Nazis de la haute administration française ayant reçus d’eux les dispositifs à mettre en place en vue de mettre l’économie française au service de leur économie de guerre (structuration des professions, outillage statistique, etc.).

Il est douteux que notre pays puisse changer. Il n’a plus de politicien « gestionnaire et pragmatique », il n’a plus les réserves financières nécessaires à une transition à peu près paisible entre ce système et son suivant. Madame Lagarde est seulement la fidèle ambassadrice du Présidant dans les instances internationales choisie pour ses capacité linguistique et diplomatiques, mais ignare en économie.
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ zelectron1

C’est le décrochage intervenu peu après 1968, et la débandade des politiciens face à ces événements, qui me fait penser à une impuissance des gouvernants. A mes yeux, c’est énormément surestimer leurs capacités de faire que de leur imputer une volonté de construire et de faire fonctionner ce système.
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 10 février 2010 :

@Yamahe
Pour être moins faux vos calculs devraient faire la différence entre le travail "utile" et celui qui ne sert à rien. Un exemple ("inventé"): le "travail" de certaines administrations avec un classement d'archives alphabétique puis chronologique puis enfin aléatoire pour que plus personne n'y comprenne rien, il faut noter que les fonctionnaires qui travaillent le font réellement, hélas!
2 explications: le sadisme d'un chef de service ou trouver à tout prix une occupation pour que l'effectif ne fonde pas!
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ yamahe

Votre calcul de l’évolution de la durée de vie passée au travail serait intéressant à voir.

Ne plus travailler, ou presque, ne serait peut-être pas complètement idiot. Les Africains ayant choisi ce mode de vie chantent et dansent sans être des idiots. Mais ce n’est pas la voie choisie par l’humanité dès sa sortie des cavernes, et elle n’était pas non plus idiote.
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Roland
Roland a commenté le 29 janvier 2010 :

@ catelin

Vous ne voulez sans doute pas dire que les chiffres que j’ai produits après correction des chiffres officiels sont ceux que l’on trouve partout.

Oui, les rapports sociaux sont au plus haut point malsains. Fonder la défense de ses intérêts matériels sur des « rapports de force » est tout le contraire des attitudes permettant le fonctionnement démocratique d’une société civilisée.

Oui, c’est seulement l’Europe qui met et mettra l’épée dans les reins de nos politiciens. La bateau va être secoué !
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ymahe
ymahe a commenté le 30 janvier 2010 :

@Roland

1°. En 1950, la France comptait 50 Millions d’habitants, chacun vivant 8760 heures par an, soit un total annuel de 438 Milliards d’heures.
Un sur deux, environ, travaillait, au rythme de 2300 heures par an. Ensemble, les habitants de la France vivaient, et tiraient leur subsistance d’environ 25 Millions de fois 2300, soit 57,5 Milliards d’heures.

Le ratio heures travaillées sur heures vécues était donc de 13%. On est surpris : cela vient de l’effet du facteur de 50%, qui représente le taux de population active : le travail de chaque actif devait être partagé, avec un inactif, d’une façon ou d’une autre.

2°. 60 ans plus tard, la France compte 64 Millions d’habitants, toujours vivant 8760 heures, soit une masse annuelle de 560 Milliards d’heures.
40% seulement des habitants travaillent au rythme de 1750 heures, la quantité totale annuelle devenant 44,8 Milliards d’heures, ce qui fait tomber le ratio heures travaillées sur heures vécues à 8%.

La surprise s’est aggravée, chaque actif a désormais à sa charge 1,5 inactif.

3°. Entre 1950 et 2010, deux importantes données ont changé :

La durée de vie est passée de 70 à 80 ans,
La durée de la vie au travail est passée de 40 à 35ans.

En conséquence, un travailleur de 1950, devait au cours de sa vie, compter sur ses 92 000 heures de travail pour faire vivre, lui-même et « son » inactif, accomplissant ensemble
deux fois x 70 fois x 8760 heures, soit 1 230 000 heures de vie.

Le ratio « heures travaillées sur heures à vivre » est 7,7 %

Le travailleur de 2010 ne peut plus compter que sur 35 fois 1750, (61 250 heures), pour assurer 80 ans de vie, (soit 700 800 heures) à lui-même et à son 1,5 inactif, il a donc un besoin d’environ 1,75 Million d’heures de vie.

Le ratio « heures travaillées sur heures à vivre » tombe donc à guère plus de 3,5 %.

4°. On le voit, tous les facteurs ont évolué dans le mauvais sens, si l’on peut dire, car, tout de même, personne ne se plaint de l’allongement de la durée de vie, (sauf peut-être les gérants aux prises avec la gestion des retraites !)

Difficile de résister à une plaisanterie sinistre : à la rigueur les réductions de la durée du travail, de la durée de carrière, et du taux de population active, auraient pu être cohérents,… mais avec un projet de réduction de la durée de vie !

Autre plaisanterie, à peine moins grinçante : Et si l’on avait décidé de faire la France un pays en voie de rapetissement ?
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Roland
Roland a commenté le 01 février 2010 :

@ ymahe
Vous, vous n'êtes pas brouillé avec les chiffres!

Merci pour ce calcul qui explique bien le pourquoi de tous les déficits français (d’emplois, de pouvoir d’achat, des budgets publics, de la bance commerciale avec l'étranger, etc.).

Jusqu’en fin des années 1960, la vigoureuse croissance économique (plus de 4% l’an par emploi) finançait la baisse importante de la part de la population employée dont le nombre d’heures de travail annuel se réduisait lentement et le coût des heures de travail augmentait modérément.

A partir de là, s’est ajouté une réduction accélérée du nombre annuel d’heures de travail par emploi, et une augmentation accélérée du coût de l’heure de travail.

Le pays (les politiques démagogiques) a voulu croquer les fruits de la croissance au delà de ceux que le verger produisait. Cela l’a épuisé, il y a moins de fruits à consommer, en dépit de ceux achetés à crédit, la disette a débuté fin des années 1970.
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faith
faith a commenté le 09 février 2010 :

@ Roland et @ ymahe merci pour ces chiffres.
Peu de commentaires peut être parce que l’on ne sait quoi dire. Pour les béotiens comme moi en matière de finance et d’économie, ces travaux sont édifiants mais il m’est difficile d’apporter de l’eau au moulin si ce n’est de dire : que faire pour remédier à cette situation ?
Aujourd’hui la Cour des comptes « exhorte l’Etat à agir » pour réduire la dette publique, mais n’est-ce pas un coup d’épée dans l’eau, encore ?
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ymahe
ymahe a commenté le 08 mars 2010 :

On ne voit guère que deux choses, à mener simultanément: réduire le poids de la fonction publique, et accroître le nombre de ceux qui produisent, mais il est hélas évident qu'aucun de ces deux moyens ne peut être utilisé, soudainement, à grande échelle.

Pour la fonction publique, un taux de -1,5% par an, (non remplacement d'un retraité sur deux), est compatible avec une réorganisation, forcément difficile dans des institutions qui n'y sont pas accoutumées.

Côté élargissement de la base productive, on ne peut pas rêver non plus, mais il ne faut pas se tromper dans l'allocation des faibles moyens dont on dispose: il ne faut pas s'occuper des Grandes Entreprises, elles sont assez fortes pour se débrouiller seules, c'est sur les petites et les micro boîtes qu'il concentrer l'effort, et le concentrer encore plus sur le court terme. Il faut donner l'opportunité à ceux qui ne travaillent pas de faire leur "petit bout de PIB", en encourageant encore plus les entrepreneurs.

Evidemment, parmi ceux-ci, apparaîtront bien quelques "salauds de patrons assoiffés de la sueur des travailleurs", mais on s'en occupera plus tard. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de produire plus, de travailler plus, en somme.

Ah! Ce n'est pas grandiose, certes, mais c'est la seule chose qu'on puisse tenter dans un pays ruiné, sans s'enfoncer encore plus dans la dette.
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Roland
Roland a commenté le 09 février 2010 :

@ faith

« Que faire pour remédier à la situation ?» demandez vous.

Comme en médecine, attaquer le mal à sa racine. Le mal, c’est une croissance économique amorphe qui n’est à la hauteur ni des capacités des Français, ni de leur courage, ni du progrès technique. Et cela, parce que la croissance économique, ce n’est pas un bienfait qui tombe du ciel. C’est le résultat du travail des gens. Mais quand ceux qui travaillent et produisent ainsi les euros sont découragés, parce qu’ils sentent que « cela ne vaut plus la peine », ils baissent les bras. Et ils sont découragés, car dans le partage du produit du travail, l’État s’attribue la part du lion (les deux tiers).

Si l’État n’avait pas poussé aussi loin ses dévoiements et donc n’était pas couvert de dettes au point de ne plus pouvoir les augmenter, il aurait pu réduire énormément du jour au lendemain les prélèvements obligatoires sur le travail, en continuant à opérer ses « redistributions de revenus » en baisse progressive dans l’attente d’une vigoureuse reprise de la croissance (deux à trois années). C’est ce que j’appelle « remettre les Français en selle », car ils auraient vu très concrètement que désormais travailler en valait la peine, et les entreprises aux coûts de production abaissés auraient pu développer leurs ventes et leurs emplois. En prêchant pour la « rupture », Sarkozy aurait pu avoir envisagé cela, et il aurait eu la possibilité de le faire dans les premiers mois de sa présidence. Cela ne s’est pas fait.

Désormais, les dettes encore augmentées au lieu des emplois et de la croissance ont crevé tous les plafonds, ce qui va nous valoir de sérieux ennuis avec la Commission européenne, et ce qui exclut la solution expliquée.

Dès lors, une véritable « rigueur » consistant à augmenter les prélèvements et en même temps à diminuer les dépenses sociales serait la seule issue. Mais elle coulerait encore plus la croissance, et serait dramatique. Ce serait sans doute pire que mieux.

On ne voit donc plus ce qui pourrait être fait pour se sortir de cette situation.
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ymahe
ymahe a commenté le 10 février 2010 :

Cher Roland,
En voulant à toute force entrer dans l'Euro, la France s'est privée de son moyen d'adaptation favori, la dévaluation.
M.Mauroy s'en servit fréquement, mais ce bon temps est révolu.

La France n'est pas la seule à avoir commis cette erreur, d'autres pays l'ont fait.

Mais les Français eux mêmes ont leur grande part de responsabilité: en demandant sans cesse à l'Etat de traiter les problèmes qu'ils pourraient, et devraient, traiter eux-mêmes,ils s'ajettissent à lui de plus en plus étroitement, ils vont d'eux-mêmes à l'autel du sacrifice.

Espérons que les nouvelles générations renoncent à ce Tout-Etat, Tous Fonctionnaires, Tous Irresponsables.

(Vraiment pas de bonne humeur, ce matin, ymahe!)
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Roland
Roland a commenté le 10 février 2010 :

@ ymahe

La dévaluation monétaire, une erreur ? Je ne le pense pas. Cela consiste d’abord à utiliser la monnaie pour piller les épargnants et renflouer les endettés. Les épargnants avisés peuvent se protéger. Mais la plupart des gens ne peut se protéger contre une autre conséquence de la dévaluation de la monnaie : la baisse du pouvoir d’achat des gens comparativement à celui des pays étrangers. (Acheter plus cher aux pays étrangers, et leur vendre moins cher, ce n’est pas une façon de s’enrichir !).

Les Français, je ne leur jette par autant la pierre. Il me semble qu’ils ne sont ni stupides, ni paresseux. Ils sont surtout victimes d’une désinformation systématique ainsi que d’une éducation initiale très déficiente, peut-être même idéologiquement orientée. Trop nombreux sont ceux qui sont crédules. Ils subissent l’anormal bas niveau de la rémunération réelle de leur travail, et pour beaucoup les conséquences dramatiques du dysfonctionnement de l’économie. On peut comprendre qu’ils tentent de s’assurer des ressources vitales là où ils peuvent en obtenir. Certains les prennent là où ils peuvent en trouver.

Les nouvelles générations auront effectivement vécu les conséquences de tous ces dévoiements. Mais sauront-elles en comprendre les causes, en tirer les leçons, et agir conséquemment ? A voir les mouvements dans les écoles et Universités, on peut en douter. L’emprise d’un État dévoyé sur tout, y compris les esprits, est une calamité.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 10 février 2010 :

La situation économique n'est pas encore assez grave, ni même la crise de confiance en l'euro pour que de réelles réformes soient engagées. Le syndrome du Titanic en quelque sorte. La Grèce fait vaciller l'euro mais on va colmater. En revanche ce qui est certain c'est que nous sommes entrés dans une période de forte instabilité avec une volatilité élevée des cours des actifs et le bon vieux Greenspan a raison: un monde de turbulences.
En Europe la sortie ne peut se faire sans spolier les épargnants. Ceci aura des conséquences incalculables. Mais tout cela est organisé par un pouvoir politique à bout de souffle pour éviter de réformer l'état providence.
Si la situation se tend brutalement tout est possible. En revanche si les politiques arrivent à chroniciser la crise on rasera les épargnants au nom du bien collectif. Sauve qui peut!
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THEGAP
THEGAP a commenté le 10 février 2010 :

Même le Monde chantre de l'OFCE et de son très keynésien directeur Mr Fitoussi se met à la sauce de la dette:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/10/la-cour-des-comptes-note-une-aggravation-du-deficit-structurel-en-2009_1303572_3234.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20100210-[zoneb]&ens_id=1302922
Mais ce qui est préoccupant dans l'opinion c'est la traditionnelle bêtise des idiots utiles:

"Romuald L.
Arrêt du bouclier fiscal ! Retour en force des droits de succession ! Ou c’est tout le pays qui va en pâtir ! Nous ne sommes pas loin des grecs !"
On comprend à ce commentaire que la compréhension même de la structure de la dette est totalement étrangère à de nombreux concitoyens, résultat d'un bourrage de crâne anti-économique et anti-entreprise réussi et prolongé de l'école primaire jusqu'au journal de 20 heures. Messieurs du PS voilà le résultat et je vous souhaite de gagner les prochaines élections pour vous dépatouiller de la dette de ses intérêts et de votre opinion idéologisée au marxisme léninisme.
Le résultat d'une nouvelle ponction des classes moyennes effondrera le pays et parfois à quelque chose malheur est bon.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 10 février 2010 :

Et voilà ce que dit Alan Greenspan:
"MR. GREENSPAN: I think we have to start with the focus of economic activity. In other words, jobs are created by having something to do, so you can't put jobs before economic activity. And I would therefore argue what would be most useful at this particular stage is cutting taxes on small business, because they are the big creator of jobs, but they won't hire anybody if they don't have any business. So you have to get them to act in a manner which creates the types of economic activity which draw in an ever-increasing demand for labor."
Tiens, tiens comment les énarques drogués à la dépense publique pourraient ils traduire:
" In other words, jobs are created by having something to do, so you can't put jobs before economic activity."
Voilà tout est là:
En énarchie l'état omniscient et omnipotent décide que la croissance sera de X %. Bien évidemment il ne se produit pas ce que l'état a décidé car les acteurs économiques agissent en fonction de l'offre et de la demande et non en fonction des oukases énarchiques.
Dans la vie réelle c'est l'activité économique qui détermine l'embauche. Mais ce n'est pas automatique, par exemple actuellement la demande est repartie faiblement mais des gains de productivité conséquents ont été faits par les entreprises (aux US) ce qui signifie que la reprise se fait sans embauches nettes. Pour que le solde soit à nouveau positif il faut un peu plus de demande! Et non plus de lois, de règlements ou de discours politiciens...
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faith
faith a commenté le 11 février 2010 :

@Roland
Merci de vos explications.
Vous dites :
"Trop nombreux sont ceux qui sont crédules. Ils subissent l’anormal bas niveau de la rémunération réelle de leur travail, et pour beaucoup les conséquences dramatiques du dysfonctionnement de l’économie" : soit, moi même je suis crédule parce que non ou mal informée, naïve parce que je crois ce que j'entends ou ce que je lis. Je suis déçue de l'absence de réforme de l'Etat mais à mon niveau que puis je faire ? Le moyen d'action du citoyen lambda c'est le vote. Et ensuite ?

Vous nous dites aussi en ce qui concerne les générations futures qu'elles semblent elles aussi mal parties dans la compréhension des problèmes et des solutions "A voir les mouvements dans les écoles et Universités, on peut en douter. L’emprise d’un État dévoyé sur tout, y compris les esprits, est une calamité.". Là aussi c'est bien déprimant et pessimiste alors que je crois profondément que l'éducation et le savoir peut être une solution. Comment agir à ce niveau, écoles ou universités, pour changer les mentalités, quels sont les leviers d'action.
Désolée de poser toutes ces questions et en tout cas merci pour ces échanges enrichissants.
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Roland
Roland a commenté le 11 février 2010 :

@ faith

Que puis-je faire ? demandez vous. Votre désarroi est fondé, et je le partage en grande partie.

De mon côté, ce que j’ai fait, ce sont ces travaux que j’ai effectués pour comprendre par moi-même la situation, c’est les poursuivre, ce sont ces textes que je publie, et mes discussions avec mes connaissances. Mais ce me semble être l’aiguille dans la botte de foin! Au moins, j’ai grand plaisir à l’intérêt porté à mes textes par les lecteurs du site.

J’ai aussi tenté d’alerter les plus hauts responsables politiques du pays, ainsi que l’INSEE et l’OCDE. Peine perdue ! Il n’y a rien de plus entêté que les administrations publiques et les politiciens.

Le vote ? La seule manière de manifester son mécontentement est le dépôt d’une enveloppe vide.

Écoles ou Universités, là il reste encore le choix entre les établissements performants et ceux qui le sont moins. Mais le corps enseignant est très jaloux de ses prérogatives en matière de pédagogie. De plus, il lui faut bien suivre les programmes concoctés par les ministères, faute de quoi les élèves prennent de gros risques aux examens. Agir dans les associations de parents d’élèves, c’est aussi souvent décevant dès lors que l’on n’est pas « dans la ligne ».

Au point où le pays est étatisé, tout semble bloqué. Comme aux derniers temps de la Royauté ?
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 12 février 2010 :

Comme aux derniers temps de la Royauté ? : ça fait froid dans le dos

Par ailleurs, merci à Roland pour toutes ces informations pertinentes en ce qu'elles nous offrent un regard différend et surtout "vrai".
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ymahe
ymahe a commenté le 12 février 2010 :

@Roland.
1. Surtout pas d'enveloppe vide! Les politiques sont trop heureux de voir qu'on se déintéresse d'eux.
2. Edf, M.Proglio et ses 4,4%. M.Gadonneix n'aurait pas osé!

Est-ce un signal de déclenchement de la super inflation que vous annoncez?
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catelin
catelin a commenté le 12 février 2010 :

@Roland
Les chiffres que vous donnez et commentez, j'en connaissais quelques uns à travers de multiples documents feuilletés : ceux du Conseil économique et social, du Conseil d'analyse économique ou encore de l'ex Commissariat général au plan. J'ai depuis longtemps abandonné leurs multiples articulations voire arborescences, quand je me suis aperçu au fil des ans que décidemment politiques et haute administration, jaloux de leurs prérogatives ou chasses gardées, ne voulaient en rien améliorer notre ensemble sociétal.
@ Roland et Communauté
Le désarroi est souhaité par ces multiples corporatismes politiques, publiques ou privés parce qu'il paralyse les initiatives, les expériences, annihile tout changement profitable au plus grand nombre mais lésant des prérogatives.
Le vote ou l'enveloppe vide seront vite détournés au profit soit des gouvernants au profit du mieux disant élu, soit comme abstention ignorée.
La France ne se mute que par bouleversements "tectoniques", lorsqu'un ensemble de faits créeront un bouillonnement dont les incertitudes dynamiques briseront le système. En d'autres termes ce ne sont pas les conditions macroéconomiques qui suscitent des déséquilibres, des incompréhensions, ce sont ces mêmes données macroéconomiques qui empêchent, stoppent une évolution sociétale : les scientifiques appelleraient cela : la flêche du temps. Et stopper la flêche du temps, c'est rompre une entropie avec toutes les incertitudes de violences possibles.
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Roland
Roland a commenté le 12 février 2010 :

@ zelectron1

Les anciens pays socialistes de l'est, ce serait plus adequat que les derniers temps de la Royauté?
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Roland
Roland a commenté le 12 février 2010 :

@ ymahe

L'enveloppe vide, ce n'est pas mieiux que l'abstention?

Le signal du déclenchement de la (super)inflation, mais on l'a déjà eu: la spéculation sur la matières premières, maintenant sur les titres d'emprunts des "PIGS", ceux de la Grèce surtout.

Il y a tellement de monnaie dans le monde n'ayant pas d'autre emploi que la spéculation!

Mais là, on change de sujet.
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Roland
Roland a commenté le 12 février 2010 :

@ catelin,

Merci. Vous me semblez être hélas fort clairvoyant.
Tout cela est fort sombre, mais vivons quand même avec l'espoir d'un futur qui arrange tout cela, sans que l'on voit comment.
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francisb
francisb a commenté le 17 février 2010 :

Je viens de lire avec délectation l'article de Monsieur Roland,
Je ne suis qu'un simple artisan obligé d'abandonner son métier d'ingénieur indépendant il y a quelques 23 ans car les banques ne m'ont jamais prêté l'argent nécessaire au développement de mon activité de création de micro robot. C'est à cette époque que j'ai tout compris la situation dans laquelle nous sommes à nos dépends plongés.

Tout d'abord faire une telle étude aussi complète, irréfutable à première vue car sur quelques 1800 lecteurs je ne constate aucune contestation, alors que les organismes officiels ou assimilés n'ont jamais remarqués aucune anomalie, me laisse rêveur.

Le constat fait par Monsieur Roland, moi qui côtoie le petit peuple à chaque instant nous l'avons ressenti depuis au moins 20ans sous la forme cela va craquer, c'est impossible de vivre comme cela etc.

Notre président nous a dit que personne n'a vu arriver une telle situation. Mais, nous petit peuple, on ne nous a dévoilé qu'une petite partie du mensonge qui règle nos vies depuis 30ans, on ne fait que déplace les problèmes.

Il faut envoyer Monsieur Roland comme conseiller à l'Élysée, mais je pense qu'il est trop tard pour corriger avec efficacité une telle situation, l'abîme est trop profond, sans remous sociaux dangereux, sans leader pour guider une telle révolte.

Seule une révolution sélective pourra avec une leader nous détourner de ce système et en construire un autre juste sans privilèges avec des sages comme Roland pour guider un peu comme Confucius en Chine.
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ymahe
ymahe a commenté le 17 février 2010 :

A l'âge qu'il faut atteindre pour correspobndre avec Les Echos, et avec l'expérience que nous avons accumulée, nous avons raison de juger très sévèrement les dirigeants du paysIl faut garder espoir, et faire confiance au "menu peuple", qui comprend bien que 'il ne se prend pa en main, il est perdu.

Fort heureusement, ce petit peuple se renouvelle, et il est très peu sensible aux discours des "vieux", (et pour un jeune, on est vieux très tôt!).

Ne décourageons pas ceux qui se lancent, même modestement. Et entretenons nous nous-mêmes le moral! Ne nous décourageons pas non plus!
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ymahe
ymahe a commenté le 17 février 2010 :

A l'âge qu'il faut avoir atteint pour correspondre avec Les Echos, et avec toute l'expérience que nous avons accumulée, nous avons raison de juger sévèrement les dirigeants qui, depuis trente ans, esquintent la France.

Mais il faut garder l'espoir, et faire confience au "menu peuple", celui que les politiciens ne connaissent pas. Il a très bien compris que, s'il ne se prend pas en main, il est perdu.

Ce petit peuple se renouvelle, il est très peu sensible au discours des "vieux", et pour lui, on est vieux très tôt.

Nous sommes désabusés, mais nous ne devons rien faire qui puisse décourager ceux qui se lancent.

Et nous devons aussi faire l'effort de ne pas nous décourager nous-mêmes, afin que notre entourage puisse garder son espoir.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 18 février 2010 :

Je suis très sensible au commenataire d'ymahé. La question est de garder l'espoir ou bien de partir car on n'a qu'une vie. quand on acompris comment notre système soviétique fonctionne le désespoir est parfois submergent. tant d'occasions gâchées tant de jeunes talents enfouis dans la bureaucratie la plus stupide.
C'est une problématique qu'il faut discuter avec nos enfants.
Mais la crise peut changer quelques paramètres et provoquer plus de bouleversments qu'on ne le croît. C'est vrai nous l'avons déjà dit pour la dette, les retraites, Sarkozy etc. Maintenat il y a un mur d'argent et cet argent il nous a été prété et les bailleurs ne nous lacheront pas.
Bonsoir!
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pilferrand
pilferrand a commenté le 18 février 2010 :

Devant le désarroi que provoquent l’analyse des chiffres de la comptabilité nationale et le sentiment partagé que nous sommes dans une impasse, j’aimerai quand même apporter les éléments suivants. Je suis frappé comme d’autres par la pauvreté du débat intellectuel autour de ces sujets dans la classe politique, dans les médias économiques et parmi nos experts du débat économique. Parmi les prix Nobel en économie qui reviennent dans les tribunes actuelles, il y a eu Keynes en 1995 et Stiglitz en 2001 ( c’est un clin d’œil à Roland ). Pourtant il y en a d’autres qui mériteraient d’être lu, à défaut d’être relu, il s’agit d’Hayek prix Nobel d’économie en 1974. J’aimerai vous restituer imparfaitement un court passage traduit de l’anglais par Raoul Audouin qui pourrait peut-être nous remettre sur le terrain des idées pour nous sortir de cette impasse idéologique et nous aider à comprendre les racines du problème.
« La « justice sociale » est au cœur des aspirations du socialisme. Encore que le socialisme classique ait été d’habitude défini par sa demande de socialisation des moyens de production, celle-ci était pour lui un moyen tenu pour essentiel en vue d’une « juste » distribution de la richesse ; et comme depuis les socialistes se sont aperçus que cette redistribution pouvait dans une large mesure et avec moins de résistances, être effectuée par la fiscalité ( et par les services publics financés de même) et comme ils ont en pratique mis de coté leurs anciennes exigences, la réalisation de la « justice sociale » est devenue leur principale promesse »
« La formule (« justice sociale ») a pu étendre son emprise parce qu’elle a été graduellement reprise, en dehors des socialistes, non seulement par tous les autres mouvements politiques mais encore par la plupart des enseignants et prédicateurs moralistes »
« Le dévouement à la « justice sociale » est devenu en fait le principal exutoire de l’émotion morale, l’attribut distinctif de l’homme de cœur, le signe reconnaissant manifestant que l’on a une conscience morale. Bien qu’à l’occasion les gens se trouvent perplexes devant le choix à faire entre diverses revendications qui l’invoquent toutes, à peu près aucun ne doute que l’expression ait une signification précise, qu’elle corresponde à un niveau d’idéal élevé, et qu’elle mette en lumière de graves défauts de l’ordre social existant, lesquels appellent d’urgence un redressement. Même en dépit du fait que jusqu’à une date récente l’on eût vainement cherché dans l’abondante littérature une définition intelligible du terme, il semble que n’y avoir aucun doute, chez les gens ordinaires ni chez les gens cultivés que l’expression ait un sens défini et compris de tous.»
« Cependant le fait qu’une croyance soit l’objet d’une adhésion quasi universelle ne prouve pas qu’elle soit fondée, ni même qu’elle ait un sens,pas plus que jadis la croyance aux sorcières et aux fantômes ne prouvait la validité de ces idées. Dans le cas de la « justice sociale », nous sommes simplement en présence d’une superstition quasi religieuse et, à ce titre, nous la laisserions respectueusement en paix si elle ne faisait que rendre plus heureux ceux qui la professent ; mais nous devons la combattre lorsqu’elle devient le prétexte à user de la contrainte envers les autres hommes. Or le prestige actuel de la croyance en la « justice sociale » est probablement ce qui menace le plus gravement la plupart des autres valeurs d’une civilisation de liberté »
Mr Hayek décrit en quelques phrases ce qui, à mon sens du point de vue des idées, détruit progressivement les valeurs de notre société avant de le traduire dans les résultats économiques de la nation. Mr Hayek oppose avec rigueur ce qu’il décrit comme un ordre spontané de la société construit à partir de règles de juste conduite adoptées par les groupes d’ hommes au fil du temps selon une évolution rationaliste des sociétés, à celle d’un modèle d’organisation « constructiviste » de la société imposée par des gouvernements en vue d’obtenir un certain ordre de la société dont finalement, aucun membre ne peut avoir ni la connaissance de tous les faits nécessaires, ni la capacité d’englober dans son seul cerveau, la compréhension des effets de ses décisions sur la société.
Désolé de prendre autant de lignes pour vous parler des idées d’un homme qui en méritent, selon moi, beaucoup plus. Comme tout démocrate, j’accepte n’importe quel commentaire mais épargnez-moi, je vous en prie, l’objection usée du pragmatisme avec l’utopie des idées car je distingue heureusement avec plus de lucidité que d’autres, ce qui se cache derrière la « realpolitik » et le potentiel de transformation des idées sur une société.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 19 février 2010 :

Merci pour cette perle de dissection intellectuelle.
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francisb
francisb a commenté le 19 février 2010 :

je suis heureux qu'il y ait des réactions .Mais voyons les choses sous un angle plus simple car cette société est devenue trés complexe et plus personne ne la maitrise ,ni les prix Nobel d'ailleurs car si c'était le cas on ne serait pas dans cette impasse.Pour les gens ordinaires l'économie se compose d'un homme d'une idée et des moyens de les réaliser donc de la finance .Or la fonction financiére est devenue absurde, même mafieuse .Les hommes chargés de faire fonctionner le systéme au niveau politique n'en sont pas capables car ils ont détourné le systéme démocratique en créant leur emploi avec des priviléges dont ils ne veulent quelque soit la tendance abandonner les dividendes.L'économie est devenue planétaire, or quel, est l'homme politique connaissant un minimum de fonctionnement des économies des pays émergents et leur culture en général ?
On ne nous vend que du vent. Que diriez vous si à 64 ans vous ne pourrez compter sur une retraite plus que misérable car vous avez du tout auto financer votre entreprise? la suite sera fonction de vos réactions
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Roland
Roland a commenté le 19 février 2010 :

@ pilferrand,

Oui, classe politique et medias même économiques ne font qu’appauvrir la réflexion collective sur ces sujets économiques. Oui, les références avancées sont presque systématiquement celles de prétendus scientifiques soit s’imbibant passivement des analyses de leurs maîtres intellectuels, soit se pliant au conformisme des partisans du modèle économique dont j’ai dégagé les résultats concrets.

Mais il me semble que Hayek et vous-mêmes vous méprenez en reconnaissant aux acteurs et promoteurs politiques du système la volonté de réaliser la « justice sociale ». Si tel était le cas, ils considéreraient sérieusement les analyses l’évaluant sans erreur et les évidences qui les confortent. Tel n’est pas du tout les cas.

Sans verser dans des procès d’intention, je suis d’avis qu’il n’y a pas du tout cette généreuse préoccupation chez ces politiques. Ils sont seulement animés par l’intérêt personnel qu’ils trouvent dans ce système, et par la tentative d’assurer leur réélection en invoquant de manière démagogique de nobles préoccupations. Je leur impute pas du tout à la légère pire que de la désinformation : de l’imposture.
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catelin
catelin a commenté le 19 février 2010 :

Il ressort de ce débat très bien introduit par Roland le caractère désabusé des lecteurs.
Il n' y a pas de "petit peuple", mais une multitude de personnes fort peu sensible au discours politique. Il y en a une autre indifférente et une infime minorité ignorante qui tient les rênes de quelque prérogative flatteuses mais insipide.
Ce monde qu'il soit patronal, salarial est flatté ou manipulé pour se taire ou bougonner. Les outils de cette manipulation exercée par quelques administrateurs de groupes puissants et/ou par quelques politiques en cour, sont les syndicats au sourire fielleux agrippé à des propos menaçants et un Medef tout aussi revendicatif que lesdits syndicats.
Les outils sont la promesse de "combats généreux pour un avenir meilleur" suscités par des occupations d'usines ou de séquestrations.
Et d'attributions de multiples niches fiscales figeant entreprises et salariés dans un état de dépendance, d'assistance.
Sans oublier l'accès à la propriété bloquant toute velléité avec son revers le refus de mobilité. Car les conditions de cette dernière sont quelque peu paralysées par des corporatismes frileux pour leur sécurité et leur rentabilité.
Quelques ouvrages, rapports socio-économiques traitent doctement des distorsions de notre Société. Mais inutilement car peu lus et considérés comme inconséquents.
Corporatismes, renonciations sont les deux mamelles qui alimentent et le monde politique et celui d'affairistes.
La corde qui lie ces mondes malsains les nouera un jour.
Quand ? Je l'ignore mais j'attends avec délectation ce jour.
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francisb
francisb a commenté le 20 février 2010 :

Très bon résumé, tout ou presque est dit, mais je continuerai à commenter avec des faits concrets et vécus. Ne vous attendez pas à ce que ce système soit réformé car nos éminents dirigeants, conseillers et pseudo experts ont tout vérouillé. La démocratie n'est qu'un leurre seule, une rupture arrivera à bout de cette situation, j'ai bien dit rupture. Je remercie les échos d'avoir ouvert ce cercle mais je constate que ceux sont toujours les mêmes qui interviennent. Afin de venir à bout de cette situation il nous faut apporter des solutions simples mais surtout justes et innovantes Une base de calcul fiable et scientifiquement irréfutable du calcul du produit intérieur a été donné par ROLAND, pour l'instant ce fameux PIB régit notre activité donc notre vie courante de tous les jours. Alors monsieur catelin si vous désirez voir le grand jour du changement comme moi je suis sur que vous avez des idées, c'est le moment de les exposer.
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catelin
catelin a commenté le 24 février 2010 :

@francisb
Toute société se crée, progresse par une dynamique, qui elles-même secouée par d'autres ensembles, suscite des réalisations muant cette dynamique améliorant ainsi les conditions de ses éléments.
En somme un mouvement brownien émettant de la vapeur qui, condensée fait naître d'autres valeurs. C'est l'expérience de Boltzmann.
Mais cette dynamique peut contrarier des intérêts refusant une mutation.
Cette image pour illustrer les pouvoirs insidieux et dévastateurs des syndicats et corporatismes qu'utilisent les politiques aidés en cela par quelques corps constitués complaisants.
Le principe de précaution inscrit dans la constitution devient la chape de ciment freinant, bloquant tout ce qui constituerait un risque pour notre société. Risque dont la notion est laissée à l'arbitraire des groupes en vogue.
Y aura-t-il un grand jour ? Je l'ignore.
Ce dont nous pouvons être certain, c'est que tout changement plus en concordance, tant avec l'individu qu'avec le monde, naîtra d'une étincelle de lassitude, de mécontentement indétectable, imprévisible par nos certitudes trop éteintes parce que trop étreintes.
Mais comme l'histoire nous l'a appris, l'étincelle française est dévastatrice.
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EUKINI
EUKINI a commenté le 25 février 2010 :

@roland
Je viens de lire cette étude brève (merci) et aussi les longues contributions désabusées des participants.
Démoralisant.

Cependant, moi je ne vois pas trop les choses ainsi, mais alors pas du tout.

Les politiques gèrent, ils gèrent en fonction de ce qu’ils sont et ont vécu!

Si un De Gaulle, obligé un temps de se sauver de notre territoire pour se réfugier en Angleterre pouvait, revenu par chance, avoir un sentiment PROFOND de la Nation et de ce qu’elle devait être afin d’exister autrement que par des mots…

Des percepteurs en chef devenus Présidents, des avocats n’ayant quasi jamais plaidés devenus Présidents ou des fonctionnaires zélés ayant bien fonctionné devenus Présidents ne peuvent avoir cette vision quasi paternaliste des choses et de leur Nation.

Nous avons deux problèmes principaux en France: Le financement de notre système social inspiré de celui de Bismark et un manque d’ambition industrielle qui se caractérise par un repli sur soit, relayé par une nostalgie diffuse d’un temps où la France avec un grand F comptait dans le monde.

Il n’en est plus ainsi.

Pour sortir de ce marasme qui tel un linceul glacial et stérile peu a peu nous enveloppe tous, il nous faut retrouver du peps.

Il faut agir sur deux leviers

Le principal est de rendre à nouveau le travail productif (de PRODUCTION) rentable.
Or en France il ne l’est plus depuis les années 90! (et je suis gentil!)

Le petit peuple le SAIT et tous d’inciter leur progéniture à passer un concours d’employé d’État, le tout relayé par une diaspora d’intellectuels (de gauche évidemment) ceux de droite on les cherchent, Zemour peut être? Mais passons, ceci a favorisé l’émergence d’une classe populaire diplômée n’ayant AUCUNE réelle utilité!

Un pays c’est avant tout une tribu avec des chasseurs pour rapporter du gibier!
Pas une armée de cuisiniers pour préparer le repas!

Restons simples et RÉALISTES! Où sont nos chasseurs, nos entreprises ? Quelles sont leurs armes? Où sont leurs territoires de chasse? Cela ce sont les questions à se poser et non de citer tel ou tel économiste de renom qui en fait, appartient déjà au passé!

Pour obtenir des équipes de chasseurs performantes j’ai, avec un ami mit ici au moins une solution

C’est ici :

http://www.les-cercles.fr/economie/economie-societe/politique-economique/1191-tant-d-analyses-et-de-critiques-competentes-mais-ou-sont-les-solutions?v=f5fdf967f596adba75bf84ac9191bbbd

Ensuite il faut bien comprendre qu’il ne s’agit en AUCUN CAS d’une crise mais d’une guerre économique commencée en 1970 par le Japon qui pour nourrir près de 130 millions d’habitants sur une surface égale à la nôtre, mais sur un territoire volcanique, en conséquence, cette population doit vivre à près de 70% dans des mégapoles situées en périphérie de ces îles constituant leur archipel!

Territoire très pauvre, ils importent TOUT. Riz, viande, céréales, pétrole, uranium, métaux, TOUT!
Donc pour se hisser à notre niveau de vie moyen... Ils ont transformé leur pays en usine du monde…
Je n’exagère rien, j’y ai vécu plusieurs semaines... A plusieurs reprises.

Leur densité de population est de plus de 340 h au Km² actuellement. On est pas comme en Haïti (365) mais on en est pas loin! Ceci, malgré des mesure DRASTIQUES de limitation des naissances. La chine voyant ce succès économique insolent a pris ce modèle pour faire de même... Sauf que ses moyens sont gigantesques.

Contrairement à une idée reçue, ils n’ont guère plus de densité de population que nous (France 120 et eux 135 au Km² je crois, MAIS ils sont... 1,35 Milliard!

Dociles, gérés par l’un des seuls États communistes ayant réussi, ils sont donc devenus HYPER-CAPITALISTES puisque TOUT appartient à l’État! La Chine peut en 2 à 3 ans décider de monopoliser telle ou telle branche de l’industrie et envahir le monde avec la production résultant de cette décision… Ils nous font, sans déclaration, une guerre économique TOTALE et nous sommes entrain de la perdre.

Ils le font car ils ont à présent des équipes de chasseurs performants, ils s’installent sur tout ce qu’ils considèrent comme leurs territoires de chasse.
Ils n’ont pas connu Voltaire et se fichent comme d’une guigne de Confucius ou de JJ Rousseau! La SEULE chose qui les intéressent ce sont les dollars, les euros et ce que cela permet de vivre.

Nos politiques n’ont absolument pas pris la mesure du danger ( les américains non plus) en 10 ans, la Chine est passée du fabricant de tournevis réalisé avec du fer et non de l’acier au fabricant des 60% de téléphones portables de la planète ! Et avec quelle maîtrise technologique !

Pour relever de tels défis, il ne s’agit plus d’avoir au pouvoir une armée d’Enarques dispendieux et déconnectés des réalités du 21eme siècle, ânonnant stupidement à la manière de leur formation d’énarque: "on me pose une question, je répond calmement, puis je cite un exemple, enfin j’ajoute une conclusion !"

Lorsqu’on en a écouté UN, on les a entendus TOUS. Je citerai comme exemple MAM et notre Ministre de l’emploi L Wauquiez. Désolant.

Il faut de vrais chefs et... Un plan de bataille pour défendre nos territoires de chasse. C’est un bouleversement intellectuel bien plus profond qu’il n’y paraît, c’est aussi LE défit du 21ème siècle. Le temps du bricolage est terminé sous peine dans 15 ans d’être devenus sous-développés et n’en riez pas, allez d’abord en Chine du côté de Guang Dong avant de rire, c’est tout simplement terrifiant!

Ils ne raisonnent pas comme nous, mais alors pas du tout et donc sans plan d’urgence, de réformes systémique profondes nous seront dépecé, pillés, puis digérés et je n’exagère qu’à peine, allez-y voir!

Ne PAS avoir peur mais l’accepter et AGIR... Voilà ce que je voulais vous écrire
Merci de m’avoir lu.
EUKINI
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 26 février 2010 :

@EUKINI "en 10 ans, la Chine est passée du fabricant de tournevis réalisé avec du fer et non de l’acier au fabricant des 60% de téléphones portables de la planète ! Et avec quelle maîtrise technologique ! " grâce à la trahison d'un nombre stupéfiant de chefs d'entreprises et d'ingénieurs et cadres qui se sont dévoyés eux-mêmes (et ne l'admettant pas du tout par honte inversée)
Quant à nos propos que vous estimez "désabusés" sachez faire la différence avec une observation la moins subjective possible et le larmoiement indécent de certains. Quant aux politiques j'aurais tendance à imiter l'évêque d'Autun (tuez les tous...) sans état d'âme, on a plus le temps de trier. On n'y verrait ainsi clair, enfin!
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 26 février 2010 :

nota bene: je précise pour les béotiens qui prennent tout au premier degré, qu'il s'agit d'élimination fonctionnelle et non physique.
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catelin
catelin a commenté le 26 février 2010 :

Texte intéressant, méritant quelques observations :
- La TVA (encaissée-décaissée) a progressivement remplacé la Taxe sur les salaires il y a environ 50 ans. Pourquoi ? Parce que l'on s'est aperçu, que la progression des prix à la consommation était plus rapide que la progression des salaires.
L'Etat dinosaure trouvait dans cette subtilité fiscale de l'époque de quoi satisfaire l'amélioration des services publics et son emprise sur des entreprises du même acabit. Le rôle de l'Etat ainsi renforcé voyait croître ses cadres dirigeants sortant tout droit de l'ENA. Polytechnique demeurait, mais peu à peu Norm'Sup fut détrôné par les Mines, Centrale, Arts&Métiers.. Les évènements de 68 confirmérent cette création de TVA,
- L'Europe, ne vous en déplaise, existe depuis Mars 57. Quelles que soient les critiques fondées que nous lui portons, un ensemble de dispositions unifiérent des éléments disparates. Le lourd dossier fiscal (intérieur, territorialité et mondialiste, conventions internationales) n'a pas été réglé : chaque pays aux motifs louables pour leurs propagateurs, a préféré jouer perso afin d'éviter tout choc imprévisible,
- L'Economie n'est plus autarcique, ou chaque décision créait une arborescence ressemblant peu ou prou aux souhaits exprimés. L'Economie fut mondialisée progressivement après le flottement du dollar en 71 : mais malgré la création du SME fin des années 70, nous continuâmes allègrement par nos Plans quinquennaux à prier une Economie à la française. Le SME était une création virtuelle inconnue du grand public..puisqu'il n'y avait pas de monnaie commune. Nous disposons toujours d'une monnaie unique, condamnant l'Europe politique et socio-économique,
- L'Economie, à une échelle plus modeste que les Sciences, est secouéee par des incertitudes. Ces dernières remettant en question notre belle économétrie, nos politiques suggérés par les conseillers du Prince, trouvèrent les arguments fallacieux pour flatter notre ego national. Cela ne fait qu'entretenir l'angoisse du lendemain ponctuée par de nouvelles charges et ne règle rien des problèmes inhérents aux mutations économiques,
- Il n'a pas de guerre économique. Il y a des intelligences économiques suscitées, déployées qui, par leur vigueur, provoquent et déstabilisent nos conceptions étatistes.
Alors une TAC ou tout autre chose, non seulement replierait chaque pays dans son couffin national désastreux, mais provoquerait une crise sociale sans précédent habillée de misères. Car plus de Sécu, donc plus d'allocations ou d'aides quelconques suggérées pour la majorité des français.
Une réforme, non une révolution, ne peut se réaliser qu'au niveau de l'Europe et surtout, dans l'esprit de nos politiques : Quel programme!!!!
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Roland
Roland a commenté le 26 février 2010 :

@ EUKINI

Merci pour ce long commentaire argumenté voulu être positif.

Mon texte démoralisant, oui probablement s’il en restait là. J’en suis navré, mais la réalité est vraiment désolante, il y a impérieuse nécessité de le démontrer et de le faire savoir, tant l’autosatisfaction généralisée règne.

Vous retenez le financement de notre système social comme étant l’un des deux problème principaux pour lequel vous avancez une solution. Je regrette de devoir dire que ce système n’est pas finançable, et qu’il n’a rien de social car il consiste seulement à organiser l’achat avec le porte-monnaie des gens des votes sollicités par des politiciens. La nécessaire action sociale est autre chose, et relève d’autres moyens et d’autres responsables.

Sur le deuxième problème, le manque d’ambition industrielle : mais manque chez qui ? Je ne pense pas que le problème soit là.

Sur l’un des deux leviers d’action que vous avancez, rendre à nouveau le travail productif est à mes yeux le premier des problèmes et le premier des impératifs. Et productif, pas pour les autres, mais pour ceux qui travaillent, qu’il s’agisse du salarié, du cultivateur, de l’artisan, du commerçant, d’un membre de profession libérale, ou d’une unité sociale de travail (les entreprises). A piller ceux qui travaillent, ce qui est fait, ils le fuient. Le travail qui n’en vaut plus la peine disparaît. C’est ce qui a causé la disparition de l’esclavage au haut moyen âge.

Sur la Chine, je n’ai pas de connaissances particulières. Il ne me semble pas que ce pays mène une guerre économique contre les pays étrangers. Sa préoccupation première me semble être de mettre au travail productif une énorme population vivant misérablement du travail d’une terre ingrate. Il lui faut amorcer la pompe du développement de son économie. Une multitude doit d’abord venir à une activité plus productive les laissant toutefois encore à relatif bas niveau de vie, avant de la laisser bénéficier de son élévation. Le travail de ceux ayant muté d’activité vers des entreprises modernes étant très productif, la production est en excès de la demande solvable, et son déversement à l’exportation est inéluctable. Il me semble que c’est un phénomène transitoire, on ne voit pas que les Chinois acceptent de travailler pour approvisionner gratuitement le reste du monde, c’est l’élévation de leur niveau de vie qui rétablira les équilibres.
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EUKINI
EUKINI a commenté le 26 février 2010 :

Mr Catelin écrit
Alors une TAC ou tout autre chose, non seulement replierait chaque pays dans son couffin national désastreux, mais provoquerait une crise sociale sans précédent habillée de misères. Car plus de Sécu, donc plus d'allocations ou d'aides quelconques suggérées pour la majorité des français.
Une réforme, non une révolution, ne peut se réaliser qu'au niveau de l'Europe et surtout, dans l'esprit de nos politiques : Quel programme!!!!

Je vous répond

Monsieur Catelin, je vous remercie pour votre participation, cependant j’ai mis dans ma réponse un lien que je vous demande de visiter AVANT d’écrire ce que vous écrivez.
QUI vous parle de supprimer la sécu? QUI? La TAC est juste un AUTRE moyen de la financer voyons.
Il faut lire TOUT, avant de critiquer. Avez vous entendu les infos de ce jour? Le "dé-remboursement" de centaines de médicaments à nouveau? Croyez vous que nos seniors avec 650 euros de retraite par mois vont pouvoir se les payer? Ils vont aller dans les mairies quémander des aides! C’est cela que vous voulez?

Certainement pas je pense... Donc LISEZ, analysez, réfléchissez et tentez de trouver mieux ou discutons de savoir COMMENT faire passer le message… Tentons de rester positifs sans ces politique complètement dépassés par ce que leurs prédécesseurs ont mit en marche.

Revenir a 1957 sers à QUOI? Charlemagne a fait l’Europe... Ses fils ont dévoré le gâteau… Et APRES? Rien n’est immuable chez les hommes, tout est a remettre en question en permanence. Merci.

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EUKINI
EUKINI a commenté le 26 février 2010 :

Roland a commenté le 26 février 2010 :

"Merci pour ce long commentaire argumenté voulu être positif."

Je vous répond:
De rien, une Nation ne peut mourir, autant qu’elle tente de bien vivre, actuellement ce n’est plus le cas pour 70% de la nation française, donc j’essaie de rester positif.

Voyons ce que vous objectez à présent:

"Vous retenez le financement de notre système social comme étant l’un des deux problème principaux pour lequel vous avancez une solution. Je regrette de devoir dire que ce système n’est pas finançable, et qu’il n’a rien de social car il consiste seulement à organiser l’achat avec le porte-monnaie des gens des votes sollicités par des politiciens. La nécessaire action sociale est autre chose, et relève d’autres moyens et d’autres responsables."

Monsieur comme vous y allez! Avez vous LU le lien indiqué dans ma contribution??

Je vais résumer car c’est LE point le PLUS important

Je vous lis, Roland, vos chiffres sont TERRIBLES et les conclusions aussi… Et moi j’explique.

SUPPOSONS:

DEMAIN, pas après demain Monsieur, mais DEMAIN, j’augmente votre salaire NET de 20% OK? J'ai écris NET OK?

Votre employeur lui, n’a plus AUCUNE charge, vous coûtiez pour 1800 euros NET par mois environ 3000 euros globalement OK? Là, votre employer vous fait un chèque de 2160 euros, donc… Vous lui coûtez près de 1000 euros de MOINS chaque mois, votre travail est donc revalorisé, OK?

Donc il vous augmente et vous coûtez MOINS CHER OK? Ce n'est pas magique, c’est logique.

BIEN SUR, nous ferons pareil pour les retraites, car c’est POSSIBLE, suivez bien!

Ensuite j’instaure une TAXE qui REMPLACE les charges, ce n’est donc pas une taxe de plus, OK?

Dans cet exemple rapide, j’applique ici des taux très approximatifs (mais pas tant que cela ) la péréquation entre les revenus de la TVA dont le taux est variable et celui de la TAC qui le sera aussi, il doit être affinée via les nombreux logiciels dispos a Bercy.

C’est très facile à faire de nos jours, je suis électronicien et un peu informaticien je puis vous dire que c’est TRÈS facile à faire. OK toujours?

DONC supposons que l’on applique une TAC sur le HT et non sur le TTC de... 15%
Trop compliqué ? OK ! Supposons que l’on applique une taxe de 12 % sur les prix TTC…

TOUT va augmenter de 12%? Ben NON! FAUX, seuls les produits importés augmenteront de 12% et financeront au passage la sécu (ce qu'il ne font pas actuellement c'est tout le problème l'importation refinance l'Etat par la TVA appliquée mais PAS la sécu ce qui est déjà fondamentalement ILLOGIQUE) les produits nationaux eux cne couteront pas plus cher car VOTRE travail coûte moins cher, celui des ouvriers producteurs nationaux aussi, vous suivez toujours où je veux en venir?

En QUOI cela va t-il vous pénaliser puisque vous touchez 20% de PLUS qu’avant , expliquez moi svp.

Qu’est qui vous permet d’arriver à cette conclusion:

"Je regrette de devoir dire que ce système n’est pas finançable, et qu’il n’a rien de social, car il consiste seulement à organiser l’achat avec le porte-monnaie des gens des votes sollicités par des politiciens."

je vous répond encore:

D’une part je viens de vous démontrer qu’il est "finançable" et ce TRÈS facilement, quant à être anti–social cela reste à démontrer Monsieur.
D’autre part, que vient faire dans cette analyse le vote pour les politiciens?

La TVA est un moyen de faire exister l’ETAT, l’IR ne rapporte pas grand chose et seuls quelques millions la paye cette IRPP. La TAC est pour le peuple, la sécu, les retraites et pas touche!

Je ne vous comprends absolument pas!

De toute façon Monsieur, notre système ne fonctionne plus et ne fonctionnera JAMAIS plus pour les raisons que j’ai expliquées plus haut, autant le changer et VITE.
TOUS les pays européens ont le MÊME problème pour mes mêmes raisons à quelques détails près. Donc...

Vous ne perdrez AUCUN pouvoir d’achat voyons, absolument AUCUN. Sinon, démontrez– le. Merci.

Vous m'écrivez aussi:

"Sur le deuxième problème, le manque d’ambition industrielle : mais manque chez qui? Je ne pense pas que le problème soit là."

Je vous répond:

Moi si! Depuis l’éviction de De Gaulle, l’industrie en France a toujours été traité par nos politique comme une branche secondaire dans la conduite des politiques économique successives. OR c’est LE point le plus important. C’est Elle, l’industrie, qui conditionne TOUT le reste Monsieur et c’est facile a démontrer.
Moins on a d’usines, plus il faut de policiers. Tout le monde ne se contente pas du RSA! On a qu’une vie et elle passe très vite! On achète pas la paix sociale avec de telles lamentables solutions qui n’en sont pas.

L’Etat a PEUR et il a raison d’avoir PEUR

Vous écrivez encore:

"Sur l’un des deux leviers d’action que vous avancez, rendre à nouveau le travail productif est à mes yeux le premier des problèmes et le premier des impératifs. Et productif, pas pour les autres, mais pour ceux qui travaillent, qu’il s’agisse du salarié, du cultivateur, de l’artisan, du commerçant, d’un membre de profession libérale, ou d’une unité sociale de travail (les entreprises). A piller ceux qui travaillent, ce qui est fait, ils le fuient. Le travail qui n’en vaut plus la peine disparaît. C’est ce qui a causé la disparition de l’esclavage au haut moyen âge."

Ici Monsieur Roland, nous sommes tous les deux bien d’accord, ce qui est écrit plus haut démontre comment y arriver.

Enfin vous écrivez,

"Sur la Chine, je n’ai pas de connaissances particulières. Il ne me semble pas que ce pays mène une guerre économique contre les pays étrangers. Sa préoccupation première me semble être de mettre au travail productif une énorme population vivant misérablement du travail d’une terre ingrate."

Je vous répond que
Ceci peut sembler vrai.

Mais vous écrivez:

"Il lui faut amorcer la pompe du développement de son économie."

C’est ce que font tous les pays émergeant sauf en Afrique pour des raisons que je n’évoquerai pas ici. Aucun intérêt.

Vous écrivez encore...
"Il me semble que c’est un phénomène transitoire, on ne voit pas que les Chinois acceptent de travailler pour approvisionner gratuitement le reste du monde, c’est l’élévation de leur niveau de vie qui rétablira les équilibres."

Mon avis sur ce point:

Monsieur, ce que vous écrivez est effectivement vrai. Cependant, cet équilibre ne va se produire que dans 3 ou 4 décennies.. Que serons nous devenus si rien est fait pour limiter les effets destructeurs de cette émergence fulgurante? Savez vous quelles sont les réserves monétaires en dollars et en euros à présent de la Chine?
IMPRESSIONNANT.

La Chine est entrain de se payer l’Afrique, elle en a BESOIN pour les matières première. NOUS, nous n’avons RIEN su en faire. juste un peu de bricolage timide.
Or La Chine n’est pas entaché de néo colonialisme, donc il lui est TRÈS facile d’y pénétrer sans la méfiance des dirigeants africains. Nous allons le vivre TRÈS VITE, le monde va changer Monsieur Roland et d’une façon que nous n’imaginions absolument pas voici encore 10 ans!
Cela va aller TRÈS VITE, ne perdons plus UNE seconde.

Pour limiter et préserver nos économies, car c’est de cela qu’il s’agit, sans la mise en place d’un système de financement de la sécu ayant l’assiette la plus LARGE possible, rien d’autre ne fonctionnera, RIEN. J’en ai l’intime conviction.

D’autre part si vous vous intéressez un peu a l’histoire de la Chine, ce pays fut empoisonné par les anglais. Ses cadres (mandarins) incités à fumer l’opium afin de laisser le champ libre à tous les abus.
J’écris bien: TOUS. Ils s’en rappellent et ne nous feront pas de cadeaux Monsieur, c’est humain et légitime, même si depuis, 5 générations au moins ont passées.

Il nous faut donc être très vigilants et mettre en place des garde fou dès maintenant. Cependant, ceci est lié à ce que je tente de vous faire comprendre.

Sinon, après les médicaments soit– disant devenus inutiles pour cause de disette, les lunettes et les dentiers, ce sera les opérations, puis, plus RIEN !

Quant aux retraites... Sans industries pour les financer Monsieur, inutile de rêver, elles ne seront plus pour nos enfants que de subsistance miséreuse.
Est-ce cela que nous voulons?

Je n’ai pas la science infuse, je propose une idée, une solution au financement de tout le social de notre pays. Prenez donc la peine d’y réfléchir avec un cerveau vierge de toutes habitudes (je sais que ce n’est pas toujours facile) au lieu d’affirmer a l’emporte pièce ce n’est pas "finançable"...

Ça l’est et de belle manière, il suffit de voir le gaspillage de l’Etat avec la TVA! Une gabegie inimaginable.
Voyez comme il a entassé de centaines de milliers de fonctionnaires TOUS payés par... la TVA!
C’est si facile quand on ne s’occupe pas de l’industrie et de construire des usines... La révolution informatique? Connaît pas bien sur...

A présent elle ne rentre plus bien la TVA, car plus d’usines, juste du négoce sans réelle valeur pour une Nation. Mais pas pour autant que ce genre de taxes soit anti social. Trouvez MIEUX, j’attends. Moi j’ai cherché croyez moi, le voyage de retour en avion est lent, long.

J’ai, après avoir visité leurs usines, pris conscience que sans réformes systémique, nous étions fichu.

C’est EXACTEMENT ce que démontre votre texte, objet de votre forum, j’essaie juste d’y apporter une solution logique. Tentez de trouver MIEUX nous en discuterons ensuite.

Merci de votre attention.
EUKINI
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catelin
catelin a commenté le 27 février 2010 :

@Eukini
J'ai parcouru votre loghorrée signalée par votre lien hypertexte.
Vos observations et vos solutions à l'emporte-pièce sont les pires ennemis d'une Société en perpétuelle secousse.
Cette Société à de graves défauts, d'injustices. Elle est malmenée par des ambitions qui arrangent et dérangent, mais cette Société tant dénoncée trouve pas à pas des cheminements plus sereins.
Une Société qui veut se transformer par coups de boutoir, par affirmations péremptoires effraie le Monde et de ce fait, se replie sur elle-même. Tout changement se réalise par touches successives en complicité avec la Nation.
Les changements actuels peuvent créer des étincelles heureuses ou malheureuses, parce que matériels et organisés avec les groupes en place satisfaits de leur inamovilité.
Le discours de la France industrielle, productive est celui d'un verbal politique, démagogique : la production est plus coûteuse tant en aménagement territorial qu'en investissement matériel, immobilier ou en coût social. Les dégâts de la France industrielle d'avant-guerre ne sont pas à effacer : toute industrie nous lègue son lot de pollution.
De très puissantes mutations doivent bouleverser le cadre de nos activités. Ne volons pas aux Chinois,Indiens ou Brésiliens leurs possibilités de développement. Nos transferts de technologie et nos implantations doivent leur apporter un savoir-faire quitte à ce qu'ils nous narguent en Afrique ou ailleurs.
A nous d'inventer, de dépasser nos pensers professionnels pour que nos intelligences ne soient pas le moteur de guerres économiques : l'expression "guerres économiques" étant le leit-motiv de nos politiques en absence de courage et d'imagination.
57 est un acte fondateur qui, s'il était renié, briserait une Europe déjà fragile et désorganiserait une France noyée par un franc réduit aux acquêts.
Vous substituez aux charges, une taxe de 12% des produits importés : non seulement cela gélerait nos relations commerciales, détruirait un bon nombre d'emplois,mais ne créererait en rien d'autres emplois Actuellement de nombreuses conventions internationales fiscales règlent les rapports import/export. Renier une convention, serait douter des autres et tout l'écheveau international fonderait peu à peu par discrédit.
Il n' y a pas de solution logique : ce qui est déductif pour vous, sera inductif ou abductif pour d'autres. On ne peut réduire à un simple logarithme la chair et le penser d'un être : tout relève de la liberté d'expression aidée d'approches psychologiques et sociologiques.
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Roland
Roland a commenté le 28 février 2010 :

@ EUKINI

Oui, j’ai consulté le site de trazibule et son article sur les charges sociales. Il énonce bien que l’objectif de sa proposition de T.A.C. est d’augmenter les salaires nets en déplaçant le poids des charges sociales depuis les salaires, qui en seraient allégés avec augmentation d’autant des salaires nets, vers la consommation. A noter que la T.A.C. serait appliquée aux ventes à l’exportation (comme aux produits importés consommés).

L’objectif de la TVA sociale remplaçant les cotisations sociales est différent : il est d’affranchir de cotisations sociales les produits exportés, afin d’améliorer la compétitivité des produits exportés. Là, ce sont les consommateurs des pays étrangers qui bénéficient de l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

On sait bien que la charge finale de tout impôt ne pèse pas sur celui qui la paie. Par des mécanismes plus ou moins compliqués, elle en vient toujours à être répartie sur tout le monde.

Pour la T.A.C., en phase initiale, il s’agit de faire payer par tout le monde les « cotisations sociales », au lieu de les faire payer par seulement les salariés.

Votre enthousiasme pour cette solution vous fait oublier d’aller jusqu’au bout des répercussions qu’elle entraînerait. Vous croyez que seuls les produits importés verraient leur prix augmenter, mais ce ne sont pas les produits qui paient, ce sont les gens qui les achètent, les salariés comme les bénéficiaires des prestations sociales. Vous croyez aussi que les prix de vente en France des produits français ne seraient pas modifiés, parce que le coût des charges sociales qu’ils contiennent serait remplacé par le coût de la T.A.C.

Première conséquence, les bénéficiaires des prestations sociales avec lesquelles ils achètent ce dont ils ont besoins, comme les salariés, paieront cette T.A.C. en plus de la TVA actuelle au travers de l’augmentation des prix des produit importés (pétrole, productions chinoises, etc.). C’est une diminution du pouvoir d’achat des deux catégories de consommateurs.

Si ces prestations sociales sont un minimum vital, alors, il faudra augmenter ces prestations, et donc augmenter la TAC. Sinon, il est bien plus simple et expéditif de diminuer ces prestations et dans cette mesure les charges sociales.

Pour les salariés au salaire net augmenté, la diminution partielle du pouvoir d’achat du fait de l’augmentation des prix des produits importés donnera lieu à revendications et augmentations de salaires, répercutés dans les prix des produits. Sinon, là encore, plus simple et plus expéditif, diminution des salaires d’autant.

Pour les exportations supportant la T.A.C., c’est une diminution de la compétitivité des produits français, risque de baisse des exportations, donc de la production française, donc du travail, donc des revenus des travailleurs.

Il n’y a pas de miracle. Les euros faisant le pouvoir d’achat ne tombent pas du ciel. Ils sont fabriqués seulement par ceux qui travaillent, aujourd’hui, et quand il y a des déficits budgétaires alimentant le pouvoir d’achat, par ceux qui travailleront demain quand les dettes publiques seront remboursées. En fin de circuit, les prestations sociales, comme les emplois publics, sont payés par ceux qui fabriquent les euros en fabriquant des produits qui sont payés avec des euros.
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 28 février 2010 :

J'ai proposé il y a longtemps (en 1980) cette TAC ou TAV (taxe d'accroissement de valeur, pour "tromper" l'ennemi?, ce n'était pas un nom définitif) Mitterrand est passé et tout ce qui venait du centre ou de droite était enterré (cette taxe apparaissait comme aujourd'hui à un droit de douane déguisé dans un sens et à une prime à l'export dans l'autre !) Je rappelle qu'à l'export on vend hors taxes (TAV) et qu'à l'import on paye à la douane les taxes (TAV). Cette mesure aujourd'hui n'a plus de valeur de guerre économique comme c'était le cas avant Mitterrand (qui n'a encore moins que De Gaulle, c'est peu dire, compris quoique ce soit dans les domaines agro-idustriels, industriels ni financiers) en effet nos amis Européens et même Américains s'opposeraient à cette mesure plus qu'énergiquement sauf a prendre cette disposition tous ensemble au niveau "occidental" (un rêve quoi...)
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francisb
francisb a commenté le 28 février 2010 :

.Je voudrais repositionner le débat sur la Chine et son envol économique depuis 3 décennies, d’abord en essayant de résumer l’évolution antérieure pour expliquer la suite.


Ce pays reviens de loin, avant l’arrivée de MAO c’était un pays dominé par une caste d’incapables et de dominants. La révolution a commencé vers les années 1930 pour aboutir en 1949. Ensuite, presque sans moyens, il a fallu nourrir la population, ce qui a été fait, avec toutefois une nuance : comme dans toute révolution il y a des chefs, mais ceux sont également des êtres humains avec leurs imperfections. En occident les Américains en pleine guerre froide avec le bloc communiste ont diabolisé la Chine, aidés en cela par les frasques du Président Mao. Il a été un redoutable stratège mais un piètre économiste. Son dauphin vers les années 1960 était Liu Shaoqi , un homme d’une grande bonté et lucidité, qui est mort dans des conditions abominables. Un de ses bras droit, Deng xiaoping, a estimé cupides les capitalistes et banquiers de notre bloc. Il a dirigé son peuple vers une industrialisation endogène sacrifiant le futur bonheur du partage des revenus, car lorsqu’on ne produit pas de richesse on ne peut pas en distribuer les fruits.

La chine est couverte à plus de 85% de rocaille. Elle est peuplée de plus de 50 etchnies différentes, avec 6 langues pour 1,4 milliards d’habitants. Dans de telles conditions, une démocratie semble impossible. Voyez chez nous avec seulement 60millions d’habitants, ça ne fonctionne pas normalement, la démocratie y est un leurre.

La Chine actuelle a un gouvernement avec un premier ministre très compétent et efficace, et une route à essayer de suivre (on est loin de nos prévisions journalières) pour que son développement soit efficace afin d’élever le niveau de vie des habitants et enfin lui donner la place qu’elle n’aurait jamais du quitter vers les années 1500 de notre ère. Le peuple chinois est courageux, pacifique, intelligent et sage dans son ensemble. Elle a depuis deux ans un jour férié dédié à Maître Kong dit Confucius, c’est un sage, et un vrai. La pensée chinoise est différente de la notre ; je la trouve bien meilleure que la notre. La Chine aide les personnes pour qu’elles puissent se débrouiller par elle-même par la suite ; chez nous c’est l’inverse. Mes amis prenez de la hauteur et réfléchissez, il y a plus de policiers lourdement armé dans nos villes qu’au Tibet, je n’en ai pas beaucoup vu bien qu’ayant fait tout le Tibet durant les derniers JO.


La Chine finance ses pauvres souhaitant créer leur propre emploi. Je me souviens de cette femme qui dans son taxi maison m’a prise en charge avec ses maigres moyens. Elle avait envoyé en France sa fille pour y faire de études et ainsi contribuer à l’amélioration des conditions de vie de sa progéniture. Quand je dis taxi il s’agit d’un tri cycle avec un moteur de mobylette. Lorsque je vais en Chine je loge dans les hôtels fréquentés par les chinois, jamais dans les hôtels de luxes pour touristes.

Ceux sont les industriels occidentaux qui ont obligé les Chinois à fabriquer toujours moins cher, quitte à rogner sur la qualité. La compétition est telle dans ce pays qu’ils ne peuvent faire autrement

Les industriels occidentaux ont obligé les Chinois à fabriquer toujours moins cher, quitte à rogner sur la qualité, mais à vendre chez nous au prix maximum. La compétition est telle dans ce pays qu’ils ne peuvent faire autrement, les salaires dans les entreprises modernes sont extrêmement faibles c’est exact, mais vu le niveau de vie de la majorité de la population, c’est accepté, les loyers sont faibles tout au moins dans les immeubles anciens, et la nourriture est assez abondante, mais devient de plus en plus chère. Ils ne peuvent pas augmenter le niveau de tout le monde quand on sait que seules les zones côtières sont industrialisées et que le reste du pays reste agricole. En 3 décennies ils ont permis à 200 millions de Chinois de vivre comme les occidentaux mais ils sont conscients qu’ils ne pourront pas le faire pour l’ensemble de leur population, les ressources de la planète ne le permettraient y pas, et les autres pays non plus. Le partage doit être équitable. Nous sommes entrés dans une ère mondiale il faut une concertation au niveau de la planète, nos dirigeants sont ils à la hauteur du défi ? Il nous faut absolument des gens compétents pour régler ces problèmes. Les populations Chinoises des zones intérieures migrent vers les zones industrialisées mais comme elles sont immensément nombreuses, les salaires n’augmentent pas, c’est une loi non écrites de l’économie. Depuis deux ans le gouvernement chinois investit dans les zones rurales intérieures, mais vu l’immensité du pays et de sa population la tache est titanesque voire presque impossible. Notre siècle est à une charnière du développement humain, comment résoudre ces problèmes mieux que ne s’efforce de le faire la Chine?






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ymahe
ymahe a commenté le 01 mars 2010 :

@Francisb

Merci de tous rappels, et sur ces témoignages, collectés aux bonnes sources.

Hélas, je ne vois pas comment un clash majeur sera évité.

Les chinois sont certainement tout à fait pacifiques, mais c'est leur énorme agglomération qui pose problème, et leur Gouvernement est "condamné" à conduire le développement à un train d'enfer,en asséchant les ressources rares de la planète.

Même les arbres ne montent pas jusqu'au ciel!
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francisb
francisb a commenté le 01 mars 2010 :

vous avez hélas raison , bien vu
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 01 mars 2010 :

@francisb
vous devriez comparez dans un même ordre d'idées, l'économie de la Patagonie septentrionale avec celle du sud-Luxembourg
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THEGAP
THEGAP a commenté le 02 mars 2010 :

" Il nous faut absolument des gens compétents pour régler ces problèmes." C'est uniquement cette affirmation qui est le problème ! Vous cherchez un sauveur, un Deus ex machina! Ce sera un génocidaire ou bien il faut trouver autre chose. Les chinois vont résoudre un certain nombre des pb que vous citez avec pragmatisme. Vous n'avez pas parlé de la démographie. La chine s'est éveillé elle vieillira! Et le frein à la natalité deviendra un étranglement. Il faut simplement changer de perspective nous sommes non plus dans la crise de 2008-9 mais dans l'histoire des peuples. Quant aux fameux capitalistes qui poussent à fabriquer moins cher sachez que sans ces investisseurs qui sont d'ailleurs pour une bonne aprt des chinois ou bien l'état chinois du PC , il n'y auraity pas eu de réveilde la CHine et elle serait dans le mêm état qu'après la mort de Mao. L'illusion d'un développement planifié à la minute avec un SMIG et que du bonheur les chinois ont déjà donné ils savent que cela n'est pas de ce monde!
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zelectron1
zelectron1 a commenté le 02 mars 2010 :

@francisb
je modère mon propos ci-dessus: votre remarque sur la Chine est fondée et à mes yeux pertinente, sauf que nous sommes hors sujet... [Le « modèle social français » devenu machine infernale (1949 – 2008)]
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EUKINI
EUKINI a commenté le 02 mars 2010 :

J'ai parcouru votre loghorrée signalée par votre lien hypertexte.
Je constate qu’elle n’est pas a la portée de votre intellect dont acte!

Bonjour Monsieur Roland
Vous écrivez:

Première conséquence, les bénéficiaires des prestations sociales avec lesquelles ils achètent ce dont ils ont besoins, comme les salariés, paieront cette T.A.C. en plus de la TVA actuelle au travers de l’augmentation des prix des produit importés (pétrole, productions chinoises, etc.).
C’est une diminution du pouvoir d’achat des deux catégories de consommateurs.

je vous répond:
Faux ! Les salaires retraites et prestations sociales seront réévaluées au moment du passage à ce système il n’y aura aucune diminution du pouvoir d’achat, AUCUNE ce système n’est pas magique, il est LOGIQUE

Vous écrivez
Si ces prestations sociales sont un minimum vital, alors, il faudra augmenter ces prestations, et donc augmenter la TAC. Sinon, il est bien plus simple et expéditif de diminuer ces prestations et dans cette mesure les charges sociales.

mon avis
Dans le calcul de la TAC j'ai pris l'ensemble des besoins sociaux je dis bien l'ensemble et non juste la santé et les retraites!

Mais raisonnons MIEUX!

Les "prestations sociales" ne sont que la conséquence de l’impossibilité de vivre de son travail! Ben oui!
Surtout lorsqu’on en a pas, comme toutes ces "familles" mono-parentales que l‘Etat s’est mit sur le dos et entasse dans ses HLM!
Ne mélangeons pas tout !

Un travail défiscalisé devient un travail rentable, s’il est rentable on en trouve! Qu’écrire pour vous faire comprendre cela? Les amalgames créent l’immobilisme et la peur. C’est humain, mais c’est IDIOT! Désolé.

Vous écrivez encore:
Pour les salariés au salaire net augmenté, la diminution partielle du pouvoir d’achat du fait de l’augmentation des prix des produits importés donnera lieu à revendications et augmentations de salaires, répercutés dans les prix des produits. Sinon, là encore, plus simple et plus expéditif, diminution des salaires d’autant.

Je repondrai
Vous vous entêtez dans cette analyse et moi je pense que vous avez tord Monsieur.

Les salaires NETS seraient augmentés de 20% soit, MAIS le TRAVAIL effectué par les salariés était taxé à 69%! La différence fera que les produits ou les services vont baisser du différentiel d’autant .

Ceci est LOGIQUE non? D’ailleurs tout comme l'a fait avec succès Monsieur A.Pinay, les prix devront être surveillés sinon encadrés car bien des personnes ne comprenant pas plus a VALEUR de l’euro que la valeur d’une telle réforme risqueraient bien de ne PAS appliquer de baisse! (la force de l’habitude vous connaissez?)

Or cette baisse devra être IMPOSÉE, cela est facile a faire des moyens existent surtout avec l'informatique, il faut penser AUTREMENT les temps ont changés et il faut s'adapter!

Ne pas agir comme avec l’euro qui a fait TOUT grimper de... 30 a 45% SAUF les produits importés bien sur!

Je le sais, mon fils vient d’acheter son appartement, c’est SCANDALEUX et même va très finir mal soyez en certain si rien n’est décidé à ce sujet. On ne peut pas consommer si on se fait voler 50% de ce qu’on gagne pour se loger! Cependant c’est un autre débat.

Pouvez vous tenter un instant d’oublier le monde économique où vous vivez depuis 40 ou 50 ans et vous OUVRIR a autre chose? Pouvez vous tenter de comprendre cela avec un cerveau NEUF?

Quand vous écrivez:

Pour les exportations supportant la T.A.C., c’est une diminution de la compétitivité des produits français, risque de baisse des exportations, donc de la production française, donc du travail, donc des revenus des travailleurs.

Je vous répondrai:
Que dites vous là ? Avec environ 40% de charge en moins, les produits manufacturés vont coûter moins cher! Les prix export TAC comprise seront MOINS élevés pour la partie réalisée manuellement et légèrement plus élevée si mécanisation à 100% et alors? Cela reste a démontrer d’ailleurs, car TOUT ce qui produit de la robotique est du travail humain et il sera détaxé! L’entretien aussi. La moyenne sera nulle, peut être même positive pour nous.

Prenez une calculette, contactez quelques comptables travaillant dans des PME via le net, faites un peu de calcul prévisionnel et vous verrez. Moi je me suis forcé à le faire AVANT de faire cette proposition!

Vous écrivez enfin:
Il n’y a pas de miracle. Les euros faisant le pouvoir d’achat ne tombent pas du ciel. Ils sont fabriqués seulement par ceux qui travaillent, aujourd’hui, et quand il y a des déficits budgétaires alimentant le pouvoir d’achat, par ceux qui travailleront demain quand les dettes publiques seront remboursées. En fin de circuit, les prestations sociales, comme les emplois publics, sont payés par ceux qui fabriquent les euros en fabriquant des produits qui sont payés avec des euros.

Je vous répondrai que:
Oui sauf qu’actuellement, ce n’est ABSOLUMENT plus le cas cela se saurait…TOUT FERME!

Ce jour, notre Président tente de vendre des navires possédant de très haute technologie de contre-mesure tactique, donc servant a menacer UNIQUEMENT les pays la possédant. Cela ne va pas plaire à tout le monde bien sur, il tente de vendre cela à Monsieur Medvedev Président de la confédération Russe pour sauver l’emploi de nos chantiers naval, il n’a pas le choix à moins de faire ENCORE plus de dettes en leur versant des assedics à fonds perdus.

Vraiment je ne vous comprends pas!

Quant a Monsieur Catelin, bonjour aussi

Vous m’écrivez:
« Il n' y a pas de solution logique : ce qui est déductif pour vous, sera inductif ou abductif pour d'autres. »

Y aurait il dans votre bibliothèque du BHL?
Restons sérieux Monsieur. Lui, il joue et en vit bien!

Mais vous écrivez aussi et c’est plus grave:
J'ai parcouru votre loghorrée signalée par votre lien hypertexte.

Je vous répondrai juste:
Je constate qu’elle n’est pas à la portée de votre intellect, surtout en "parcourant".
Dont acte!
Cordialement.
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catelin
catelin a commenté le 02 mars 2010 :

Cher Monsieur,
Je suis un très humble ignorant et ne peux comprendre les subtilités de vos estimations.
Je vous suggère, très modestement, de proposer à nos gouvernants, à nos fiscalistes, à nos spécialistes des marchés internationaux, vos éminentes solutions.
Ils sauront apprécier et vraisemblablement se saisir de vos calculs. Pour le bien de cette plèbe dont je fais partie.
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Roland
Roland a commenté le 02 mars 2010 :

Oui catelin, et moi, je ne suis qu'un comptable ne sachant pas compter, ne comprenant rien à rien, idiot comme me dit EUKINI.

Mais c'est vrai ce qu'il dit, que c'est lui qui ne me comprend pas.
Merci à lui quand même d'avoir prêté attention à mon article et à mes commentaires.
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THEGAP
THEGAP a commenté le 02 mars 2010 :

Il est curieux que dans cette bataille d'idées sur la taxation et l'état providence personne n'envisage que les dépenses socilaes ont atteint un maximum pour l'économie et que pour certaines elles ont franchement du gaspillage;
1/ Les médicaments déremboursés: je prétends en lisant cette liste que vous irez mieux en n'en consommant pas! Ces médicaments sont de très peu d'intérête voire de pas d'intérêt du tout! Cela fait au moins 10% et plus vraisemblablement en comptant les farudes et les autres traitements inutiles 25 à 30% des dépenses soit 56 milliards
2/ le RSA RMI est un système d'assistanat à vie qui epêche le retour à l'emploi comme le démontre les statistiques. Cela fait 11 milliards
3/ le système des AF est complètement à revoir acr il ne bénéficie pas du toutà la natalité et se trouve complètement détourné pour de nombreuses familles
Si bien que la chose la plus imporatnte est de mettre en concurrence faible la sécu et les assureurs mutualistes ou privés comme pour l'assurance maladie complémentaire qui ne marche pas si mal. Je dis concurrence faible car il y a peu d'acteurs et que tout le monde sait qu'ils s'entendent pour ne pas se détruire. Il y aura donc une baisse des contrats qui sera surtout le fait des assureurs européens ET de la possibilité de choisir une partie de sa couverture sociale à la carte à partir d'un socle obligatoire qui demeure la gestion du risque majeur et la prise en charge des traitements efficaces.
La deuxième piste est bien sur le basculement de'une partie significative du finacement sur la consommation. Le coût du travail est en effet élevé pour l'employeur mais aussi pour l'employé! Ce que les syndicats se gardent bien de dire à leurs ouailles! Dans une société où existent des mécanismes de solidarité étendus il est démotivantt de faire peser une taxattion aussi lourde sur le travail!
Et l'effet escompté se produit un chômage chronique et structurel qui pour toutes les catégories d'âge est un fléau. La société d'assistanat ne permet pas à chacun d etrouver un emploi!
Regardons les 35 dernières années pour nous persuader que toutes les recettes annoncées par les politqiues ont échoué. De fortes incitations au retour à l'emploi sont nécessiares et la première est de lasser dans la poche du travailleur quel qu'il soit beaucoup plus d'argent!
Le modèle social français et c'est bien là sa caractéristique est un modèle à la Marchais, une construction planiste figée qui ne tolère aucune modification. Car il a été pensé non comme une construction pragmatique et adaptative mais comme une machine de guerre de la lutte des classes pour hâter l'avènement du socialisme. Marchais l'avait bien dit et bien sur avant lui Thorez. Depuis la chute du mur la France reste aux ordres d'un cadavre.
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francisb
francisb a commenté le 03 mars 2010 :

vous venez de résumer en quelques lignes toutes les causes de la dégenérescence de notre dispositif social mis en place aprés la guerre , j étais entrain de faire la même chose ;je vous répondrai sur la chine dans quelques jours ; merci à eukini qui se déméne pour essayer de trouver des pistes
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EUKINI
EUKINI a commenté le 02 mars 2010 :

Je savais que vous apprécieriez à sa juste valeur ma remarque mouillée d'acide.
Quant a suggérer ces solutions à nos génies sortis tous à peu près du même moule, tous a parler de la même manière comme ce L Wauquiez hier soir dans ce misérable débat insipîde sur les régions dont... Les socialistes (portés par l'inquiétude) pas fous, étaient bien sur absents...

Laissez moi vous dire que je ne vais pas une seconde y croire. Ils ne décident qu'entre EUX, la plèbe n'est bonne qu'a PAYER la TAXE et les impôts M Catelin!

Il faut du temps pour que les idées novatrices fasse lentement, trop lentement leur chemin M Catelin. Nous n'évoluons pas tous a la même vitesse d'analyse, le passé est si confortable puisque vécu dans notre enfance, point besoin de lunettes pour lire et la ligne sans le régime, quelle époque magnifique pas vrai?

Il reste les vieux bouquins... Ça rassure, même si ce n'est à JAMAIS... Que du passé devenu obsolète. Si c'était le contraire cela se saurait et la vie serait si simple M Catelin.

Pour changer de l'économie qui n'est pas vraiment ma tasse de thé, voici juste une anecdote instructive je trouve.

Le saviez vous? Peu avant la révolution Russe un physicien en jouant avec de la Galène (un cristal semi-conducteur naturel de très mauvaise qualité dont on se servait pour détecter les premières émissions radioélectriques) observa qu'en touchant avec un objet métallique un endroit précis de ce cristal le courant passant sans celui ci était multiplié par 10, voir PLUS il nota comme tout bon chercheur cet étrange comportement, puis en 1915 des troubles dans ce pays arrivèrent... Avec ce que vous en savez.

Entre temps De Forest découvrit la lampe thermoionique amplificatrice aux USA et TOUS de se lancer dans cette technologie fragile, lourde, poussive et dévoreuse d'énergie...

Nous fimes de même...l's homem adorent copier c'est tellement plus simple...En apparence. 40 années après, en 1946 chez RCA, des bricoleurs de laboratoire... Observèrent la même chose sur un cristal synthétique appelé germanium... Mais eux ne firent pas que noter ce phénomène étrange et intrigant, ils inventèrent par hasard le TRANSISTOR...

Ce n'est qu'une anecdote... On a JUSTE perdu 40 années à bricoler... Voilà tout.
Le passé et les habitudes ont la vie dure M Catelin, il faut juste du temps, beaucoup de temps pour que les idées se fassent de la place.
Ainsi sont les sociétés humaines
Bonne soirée
EUKINI
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EUKINI
EUKINI a commenté le 02 mars 2010 :

Je ne parlais pas de VOUS en particulier Monsieur Roland mais du comportement grégaire de l'homme en général moi y compris...

Cependant vous pouvez faire semblant de le prendre pour vous, peu importe.

Votre condensé détaillant avec force chiffrages la catastrophe prévisible arrivant était très intéressant, merci quand même.

Comme tout technicien ne m'en voulez pas, j'ai horreur des problèmes sans solution donc MOI je cherche. Chacun son truc pas vrai?
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EUKINI
EUKINI a commenté le 04 mars 2010 :

THEGAP a commenté le 02 mars 2010 :

Il est curieux que dans cette bataille d'idées sur la taxation et l'état providence personne n'envisage que les dépenses sociales ont atteint un maximum pour l'économie et que pour certaines elles ont franchement du gaspillage;
Eukini:
Ceci est exact, mais n’est arrivé que du fait qu’il y un "numerus clausus" un manque de concurrence et une non instauration de la punition (fiscale) et la récompense du même type. kle communisme a echoué pour les mêmes raison il ne tenait pas compte de ce qu'est l'homme au plus profond de lui même... Lenine et Trotski n'etaient que des amateurs...Sanguinaires sans le savoir. N'en déplaise à J ferrat.

The gap
1/ Les médicaments dé-remboursés:
Eukini:
Je ne partage pas ici votre avis. Si ce sont VRAIMENT des médicaments, ils doivent être remboursés.
Si ce n’en sont pas, ils doivent être interdits! L’Aspirine est un des médicament les PLUS PUISSANTS de la pharmacopée, si on exempte les antibiotiques découverts eux par hasard. Elle n’est pas remboursé et depuis que l’on a réactivé le brevet de Bayer qui lui avait été retiré en punition lors de la défaite allemande, son prix au cachet à QUADRUPLE! Donc….

The Gap!
2/ le RSA RMI est un système d'assistanat à vie qui empêche le retour à l'emploi
Eukini:
Tout à fait d’accord avec vous ici. C’est pourquoi j’écris: On ACHETE la paix sociale faute d’usines et de travail!

The Gap:
3/ le système des AF est complètement à revoir car il ne bénéficie pas du toutà la natalité et se trouve complètement détourné pour de nombreuses familles
Eukini:
Ici aussi c’est tout à fait exact, d’autant que si dans le passé, il fallait remplacer les millions de jeunes hommes morts causés par nos deux guerres dites mondiales… Nous n’en sommes plus là 60 ans après!

On vit BIEN MIEUX avec 50 millions d’habitants sur un territoire donné que sur le même avec 80 millions d’individus entassés dans du béton! Il serait temps d’en parler au lieu de nous rabâcher les oreilles avec la pollution qui n’est que la conséquence de la surpopulation humaine rampante de toute la planète squi detruit TOUT pour s’en nourrir!
Cela serait a revoir SURTOUT pour nos territoire d'outre-mer où la densité de population atteint 330 H/km² alors qu'en métropole nous n'en sommes pas à 115!

The Gap:
La deuxième piste est bien sur le basculement d'une partie significative du financement sur la consommation. Le coût du travail est en effet élevé pour l'employeur mais aussi pour l'employé! Ce que les syndicats se gardent bien de dire à leurs ouailles!
Eukini:
Tout a fait, cela me semble aussi évident que soi on arrête de respirer… On meure

The Gap:
Regardons les 35 dernières années pour nous persuader que toutes les recettes annoncées par les politques ont échoué. De fortes incitations au retour à l'emploi sont nécessaires et la première est de laisser dans la poche du travailleur quel qu'il soit, beaucoup plus d'argent!

Eukini
La TAC permet cela, outre qu’elle va rendre le travail dit au noir inutile!
Donc sans candidat pour le faire!
J’ai beaucoup apprécié la fin de votre contribution, il s’agit bien de cela.


Francisb ecrit:

..vous venez de résumer en quelques lignes toutes les causes de la dégénérescence de notre dispositif social mis en place après la guerre , j étais entrain de faire la même chose ;je vous répondrai sur la Chine dans quelques jours . Merci à eukini qui se démène pour essayer de trouver des pistes.

Merci.
Oui ,THE GAP est loin d’être aussi VIDE que son pseudo! J’ai apprécié de le lire. Quant à moi, je fais comme je peux. C’est juste une idée qui m’est venue en 1995, si loin déjà! Mais j’ai beaucoup de mal à convaincre.

Les railleries sont plus facile à émettre que la réflexion et le décorticage sélectif puis contradictoire sur telle ou telle conséquence de l’application d’un tel système… Peu importe le sérieux qu’on y mette, l’analyse par la
dérision est toujours plus flatteuse pour bien des ego que l’étonnement et l’intérêt porté à un individu différent.

Et on y va d’un système baptisé simpliste mais qui … Ne l’est guère en fait, car il devra se servir de la TVA comme "marqueur" afin d’éviter la fraude,(l'informatique permet assez facilement de faire cela) d’où les railleries...

Un peu comme demander à un vieux Bouc de 60 ans passés, d’aller conduire en Angleterre à gauche alors que depuis 40 ans, il roule...A droite..

Pas facile, c’est sur, surtout dans les carrefours à 5 ou 6 voies si on est seul…Amusant! Déjà, quant on traverse à pied, bien sur on regarde à GAUCHE depuis qu’on est gamin.
Là, faut regarder A DROITE, sinon l’hôpital n’est pas loin!
Ce sont ces petites choses qui font qu’on avance pas vite...
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